Akim Gagnon revient à Granby pour le Salon du livre

Akim Gagnon revient à Granby pour le Salon du livre
Akim Gagnon revient à Granby pour le Salon du livre

Le comité organisateur aurait difficilement pu négliger Gagnon pour cette première version. D’abord parce qu’il reste suffisamment attaché à sa ville natale pour l’inclure dans le titre de son deuxième roman, Granby au passé simple. Et aussi parce que cette offre à forte saveur autobiographique a été finaliste au dernier Gala des Prix des libraires du Québec.

Personne ne cracherait sur une bourse de 10 000 $, certes, mais Akim Gagnon n’est pas gêné d’avoir terminé derrière Emmanuelle Pierrot et La version qui n’intéresse personne.

>>>Akim et Karl Gagnon (alias VioleTT Pi) ont parcouru beaucoup de chemin depuis la période décrite dansGranby au passé simple. (Martin Tremblay/Archives -)>>>

« Je savais à 100 % qu’Emmanuelle allait gagner. J’aurais pu parier n’importe quoi, mais je ne m’en inquiétais pas. C’est un peu dommage que tout soit encore une question de prix et de trophées, mais en même temps, j’ai beaucoup de respect pour les libraires, qui font un travail à la fois difficile et très important”, a commenté l’écrivain de 34 ans. -ancien auteur en interview avec La voix de l’Est.

« Je ne sais pas exactement ce que les gens ont aimé (dans mon roman), mais avec le temps, je me rends compte que lorsqu’on parle de soi, on parle souvent de tout le monde. Au bout de deux pages, mon père devient le père du lecteur. Le personnel peut devenir extrêmement collectif », a-t-il soutenu.

Laisser mieux s’épanouir

Le père en question s’appelle Richard Gagnon, comme on l’apprend à la toute fin. Nous avons pourtant eu tout le temps de découvrir un homme aimant, prêt à tout pour ses deux garçons, mais aussi rongé par une profonde dépression et une séparation dont il avait bien du mal à se remettre. Sa personnalité correspond au ton du roman : d’abord plutôt comique, puis de plus en plus lourd.

Le quotidien du trio est loin d’être toujours rose dans un mobil-home qui tombe en ruine. À la fois fils prodigue et principal analgésique, Akim devra lui-même faire face à une anxiété grandissante.

Son départ pour Montréal, au lendemain de ses 18 ans, est présenté comme une énorme Source d’évasion, voire de libération. Quinze ans plus tard, Akim assure pourtant qu’il n’a « jamais été en guerre avec Granby ».

« Personne ne choisit sa ville natale, cela vous est imposé et vous n’avez pas votre mot à dire. Et si l’on a la moindre vision artistique, elle peut vite tourner en rond, devenir une chambre d’écho. Pour faire ce que j’avais à faire, j’ai simplement dû partir”, a résumé celui qui a récemment ajouté le recueil de poésie deux pour un à un portfolio comprenant également de nombreuses œuvres audiovisuelles.

En partant pour la métropole, il suivit un jour les conseils de son ancien professeur de théâtre, Martin Gougeon. Caractère récurrent de Granby au passé simple, Gougeon animera ce dimanche une entrevue intitulée « Retour sur le passé d’Akim Gagnon ». Elle débutera vers 13 heures, toujours au Centre Notre-Dame.

A l’heure d’écrire ces lignes, le créateur polyvalent connaît très peu les sujets qui seront abordés, mais il a une totale confiance en son interlocuteur.

« Quand on se retrouve après quelques années, les corps ont changé, mais pas les esprits, donc la discussion reprend au même endroit. Pour moi, Martin sera un ami, un mentor et une idole pour la vie. »

Abondance et gratuité

Coïncidence ou pas, Jean-Marie Lapointe sera également présent au Salon dimanche pour parler du livre Notre dernier voyage, dans lequel il raconte les dernières années de sa relation avec son défunt père, le célèbre Jean Lapointe.

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Documents de la couverture de l’album « Nutshimit: A Forest Bath », écrit par Melissa Mollen Dupuis et illustré par Elise Gravel

Melissa Mollen Dupuis présentera une conférence en milieu d’après-midi. La Granbyienne d’adoption a travaillé avec la populaire illustratrice Elise Gravel pour concevoir l’album documentaire Nutshimit : un bain de forêt, parmi les meilleures ventes au Québec en 2023, toutes catégories confondues. Cette approche lui permet de sensibiliser le jeune public à la cause environnementale, mais aussi de faire honneur à ses racines innues.

Tout le week-end du Salon est destiné au grand public, mais une attention particulière sera portée aux familles samedi, alors que le porte-parole Simon Boulerice tiendra deux séances de dédicaces.

La littérature jeunesse sera d’abord à l’honneur jeudi (niveau scolaire) et vendredi (niveau préscolaire). Il faut également souligner les soirées thématiques prévues jeudi (poésie), vendredi (mangas) et samedi (enquêtes).

Rappelons que grâce au soutien de plusieurs partenaires, dont la Ville de Granby, toute la programmation est entièrement gratuite.

 
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