« La Terre blessée », le roman d’Alain Paraillous qui rend hommage aux paysans

« La Terre blessée », le roman d’Alain Paraillous qui rend hommage aux paysans
« La Terre blessée », le roman d’Alain Paraillous qui rend hommage aux paysans

l’essentiel
Alain Paraillous, l’insatiable écrivain de Saint-Pierre-de-Buzet, consacrera son roman « La Terre blessée » le 1er juin au Martin-Delbert à Agen.

Alain Paraillous est surnommé le loup blanc dans le Lot-et-Garonne. Notre Gascon a un talent d’orateur qu’il met au service des Raconteurs de pays. Il suffit de visiter avec lui la classe de la fin du XIXème siècle reconstituée dans son village de Saint-Pierre-de-Buzet pour en comprendre toute la dimension. L’ancien professeur de français au lycée de l’Aiguillon distille de savoureuses anecdotes. C’est captivant. Il a le goût des mots. C’est aussi un écrivain prolifique.

A 77 ans, il est déjà l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont une vingtaine de romans. Il dit avoir « toujours écrit » mais il a pris un tournant à 50 ans avec le livre qu’il avait avec lui : « Le chemin des cablacères : chronique d’un village de Gascogne ». « Un témoignage d’une époque révolue », commente-t-il.

« Il n’y a que les paysans pour remettre le monde sur pied »

Ce sera le samedi 1er juin, de 14h30 à 17h30, au Martin-Delbert à Agen pour consacrer « La Terre blessée ». Publié pour la première fois en 2011, le livre est remis en lumière par De Borée, sa maison d’édition. Il a été inspiré par Storm Klaus. Elle a frappé le Sud-Ouest en janvier 2009. Élu au conseil général, « homme des collines et des vignes », il a pu à l’époque observer « un spectacle de désolation » dans la plaine. Il se souvient « des serres dévastées par un monstre fabuleux ».

A partir de là, il imagine une intrigue romantique avec le personnage de Christian. Fils d’immigré italien, cet agriculteur a découvert son travail détruit au lendemain de la tempête. Il est déconcerté par ce chaos. Des chômeurs sont envoyés pour l’aider. Parmi eux, il y a une Sénégalaise. « Il ne se rend pas tout de suite compte qu’elle est jolie, raconte Alain Paraillous. Il tombe amoureux, quitte sa femme et ses enfants et part en Afrique.
Rattrapé par le mal du pays, il revient. Sa femme l’attend devant sa porte. “Il n’y a plus de serres cathédrales mais des serres chenilles.” La vie a pris le dessus. Ce livre est un fantastique hommage aux paysans. « Eux seuls peuvent remettre le monde sur pied. »

 
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