Un pionnier raconte l’histoire de la cyberdéfense française Arnaud Coustillière

Un pionnier raconte l’histoire de la cyberdéfense française Arnaud Coustillière
Un pionnier raconte l’histoire de la cyberdéfense française Arnaud Coustillière

C’était l’heure

2008 : il était temps pour la France de comprendre la puissance transfrontalière du réseau internet ouvert à tous, et de se doter d’une structure de sécurité contre les interférences extérieures. Le Livre blanc sur la défense en a fixé l’ambition et les modalités. Son objectif : créer de toutes pièces des forces de cyberdéfense destinées à s’intégrer dans une campagne militaire. Un nouvel espace de combat, vaste et complexe, est apparu, comprenant des aspects défensifs et offensifs. Il devait inclure les systèmes d’information, leurs dizaines de milliers de postes de travail et ordinateurs portables connectés, les systèmes de contrôle-commande fixes et embarqués spécifiques aux systèmes d’armes mer-terre-air numérisés, les liaisons radio et télécoms. Au-delà, il s’agissait d’assister le gouvernement face aux menaces numériques sur tout le territoire, de lui fournir les moyens de protection indispensables, de détecter en amont d’éventuelles vulnérabilités, et enfin de définir un cahier des charges avec les fournisseurs. industriel dès la conception des équipements commandés.
2017 : mission accomplie, estime non sans fierté le vice-amiral Coustillière, son manager depuis la décision suite au Livre blanc. Dans un contexte de restrictions budgétaires où il a dû apprendre, s’organiser et recruter des compétences spécialisées, y compris civiles, il donne un aperçu des étapes successives et des premiers résultats de la montée en puissance du système. Malheureusement, les attentats sanglants de Toulouse (2012), Paris (2015) et Nice (2016), qui n’ont pu être déjoués, ont servi à renforcer avec le Livre blanc de 2013 la détermination politique d’une cyberguerre, qui doit impérativement respecter le droit international de l’information. guerre, droit humanitaire et valeurs républicaines quelles que soient les circonstances. Des preuves d’efficacité sur le terrain ont été démontrées en Syrie dans la lutte de la coalition alliée contre Daesh. Autre objectif de cette histoire : informer le public sans nuire à la sécurité des personnes ou des systèmes concernés.
Un glossaire d’acronymes permet de ne pas se perdre dans le labyrinthe des organismes cités tandis qu’une demande d’aide est possible avec le lien : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/
Le même thème en BD : https://www.bdtheque.com/series/18157/cyberfatale

 
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