« Hinault, images inédites », un livre issu d’une « chasse au trésor » dans les archives du Télégramme

« Hinault, images inédites », un livre issu d’une « chasse au trésor » dans les archives du Télégramme
« Hinault, images inédites », un livre issu d’une « chasse au trésor » dans les archives du Télégramme

Les deux salles d’archives, au fond du siège du Télégramme, à Morlaix, n’invitent pas à la déambulation. “C’est vrai que c’est un peu austère”, s’amuse Philippe Prizer, qui y a travaillé “au moins cinq heures par jour, pendant un mois”, pour préparer son livre “Hinault, les images nouvelles”, publié ce vendredi 17 mai (Société des Périodiques de l’Ouest, groupe Télégramme).

Dans la salle des archives photos du service des sports, se trouvent des centaines de classeurs de négatifs déposés par les photographes du Télégramme, classés par année. “Il y a le nom de la course, l’année, et après, il faut gérer”, sourit le responsable de la rubrique cyclisme du Télégramme qui emportait souvent les négatifs chez lui, pour les scanner et retrouver la trace du quintuple vainqueur. du Tour de France.

Une seule course en 1973 ? “J’ai trouvé cette photo aussi!” »

“On va à la pêche et on ne sait jamais ce qu’on va trouver… Et c’est un peu excitant parce que, parfois, on tombe sur des documents fous”, image Philippe Prizer qui évoque aussi une “chasse au trésor”. » Lorsqu’il découvrait une image intéressante, le journaliste se rendait dans l’autre salle des archives, celles des journaux, pour « se rafraîchir la mémoire » en relisant les articles de l’époque.

Il découvre ainsi qu’en 1973, année de son service militaire, Bernard Hinault ne participe qu’à une seule course, les championnats de France de l’Union sportive des cheminots. « Moi aussi, j’ai trouvé cette photo », s’enthousiasme Philippe Prizer. Sur la photo en noir et blanc, on voit Bernard Hinault alourdi d’une bonne dizaine de kilos en trop après cette longue période sans entraînement.

« Côté petit Jean-Paul Belmondo »

L’année suivante, en 1974, Bernard Hinault retrouve la forme et passe en un an du niveau amateur le plus bas, la quatrième catégorie, au niveau professionnel. Cette ascension express du Breton avait été documentée, à l’époque, par de multiples photographes et correspondants du Télégramme. « La collection est extrêmement riche et de très grande qualité », estime Thomas Dubois, directeur artistique de l’œuvre. C’est d’ailleurs une difficulté qui s’est présentée : nous avions tellement d’images, tellement d’histoires à raconter, que nous sommes passés de 180 à 228 pages ! »

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Bernard Hinault s’est échappé avec Bernard Thévenet, Eddy Merckx et Raymond Poulidor lors du Critérium du Circuit de l’Aulne 1976 à Châteaulin. (Photoarchives Le Télégramme)

Au départ, Philippe Prizer avait simplement « proposé une idée : « 70 ans, 70 photos ! pour l’année des 70 ans de Bernard Hinault (14 novembre). Mais les archives étaient si riches qu’il fallait aller plus loin.» Le journaliste a retrouvé, au total, plus de 200 images, dont plus des trois quarts étaient inédites. La grande majorité d’entre eux proviennent des archives du Télégramme. Certains viennent d’autres sources : la famille Blaireau, ses professeurs, ses relations… Très photogénique dès son plus jeune âge, très expressif, Bernard Hinault « fait éclater l’écran » avec « son petit côté Jean-Paul Belmondo », comme le dit Thomas Dubois.

« C’est ça la classe ! »

Parmi ses « pépites », ses photos préférées, Philippe Prizer cite « une photo où Bernard Hinault s’est échappé avec Eddy Merckx et Raymond Poulidor, sur le circuit de l’Aulne, surnommé à l’époque les « critères du championnat du monde ». »

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Bernard Hinault, ici avec Joël Marteil, a terminé sa carrière lors d’un cyclo-cross à Quessoy en 1986. (Photos d’archives Le Télégramme)

Autre image marquante du livre, présente en couverture : la photo où Bernard Hinault « accroche » symboliquement son vélo au clou et met un terme à sa carrière, en 1986, à Quessoy. ” J’adore cette photo. Hinault a le sourire, un regard qui le rend radieux, décrit Laure Le Fur, qui a relu le livre. On voit aussi toute la fierté de son ami, son confident Joël Marteil. » Thomas Dubois abonde : « Je trouve cette photo extraordinaire ! Bernard Hinault s’arrête presque au sommet de sa carrière et la photo exprime une plénitude, un bonheur évident dans son regard, son sourire, sa posture. Avoir une telle image dans sa collection iconographique, c’est la classe ! »

 
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