«J’ai assez souffert»

«J’ai assez souffert»
«J’ai assez souffert»

Adriana Karembeu publie son autobiographie, intitulée Gratuit (Éditions Leduc).

Adriana Karembeu : « La naissance de ma fille a été un tsunami émotionnel »

Pourquoi ce titre, et pourquoi avoir raconté des choses intimes sur votre vie ? “J’ai déjà écrit un livre il y a longtemps. A l’époque je me suis dit : ‘il vaut mieux ne pas le dire’. Aujourd’hui, comme le dit le titre du livre, je suis libre, je n’ai rien à cacher, je raconte ma vie telle qu’elle est. Je ne voulais pas faire les choses à moitié. C’est aussi pour ma fille, je veux qu’elle sache tout. Et puis il y a eu un tsunami émotionnel, c’était la naissance de ma fille. Tout a changé, j’ai changé. Je me suis libéré aussi.

Pourquoi a-t-elle parlé de son père, qui avait été violent avec elle lorsqu’elle était enfant ? “Je ne pouvais pas l’ignorer. Parce que nous vivons nos vies, nous sommes conditionnés par notre passé. J’ai ressenti le besoin de le protéger, mais il ne le mérite pas du tout. Je ne vois pas pourquoi je ne raconterais pas mon histoire.« Et sa mère ?Ma mère m’a dit : ‘Je ne m’en rendais pas compte, je pensais que c’était la façon d’élever un enfant, j’étais très jeune‘. Elle faisait souvent comme si elle n’était pas là. Mais elle m’a sauvé aussi. Quand elle est apparue, ça s’est arrêté.

“Je ne mérite pas de rester dans le passé et de le ruminer”

Pourquoi Adriana Karembeu a-t-elle décidé de laisser derrière elle son passé douloureux ? “Je voulais vivre. Et je me suis dit : j’ai une chance incroyable de quitter mon pays, les portes s’ouvrent devant moi… J’ai assez souffert. Je regarde les gens autour de moi, j’essaie d’apprendre et je me dis : je ne mérite pas de rester dans le passé et de le ruminer, de me rendre malheureux.

Lors de la dernière Miss Belgique, Adriana Karembeu avait dit aux candidates de ne rien faire gratuitement. Pour quoi ? “J’ai beaucoup de respect pour l’argent. Parce que gagner de l’argent est la chose la plus difficile. J’ai dit aux filles : ‘donnez de la valeur à votre travail’. C’est une carrière très courte. Il est difficile de commencer ses études à 28-30 ans. Vous devez prendre soin de votre carrière et en tirer le meilleur parti.

Dans son livre, Adriana Karembeu décrit avoir subi une agression sexuelle mais ne pas avoir porté plainte… »Absolument. Sauf que c’est arrivé il y a 15-20 ans, et c’était une autre époque. Avec #MeToo, on a pris conscience qu’on avait le droit de dire : ‘c’est un prédateur. Même moi, j’ai laissé cet homme partir. Je n’ai pas été violée, mais j’ai été soumise à des actes inacceptables que j’ai complètement écartés. Cela ne devrait pas se passer comme ça.

Retrouvez « L’invité média » de Gilles Ganzmann tous les jours dès 10h00 dans « Sud Radio Média » avec Valérie Expert.

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