Le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’unissent dans une « confédération » – .

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’unissent dans une « confédération » – .
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’unissent dans une « confédération » – .

Les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont ratifié leur alliance au sein d’un “confédération” lors de leur premier sommet ce samedi 6 juillet 2024 à Niamey, une décision qui entérine leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.

Les chefs d’État des trois pays, les militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État, « ont décidé de franchir une nouvelle étape vers une intégration plus poussée entre les États membres », ils l’indiquent dans le communiqué final du sommet.« À cet effet, ils ont adopté le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénommée Confédération des États du Sahel (AES) », est-ce précisé dans le texte.

Divorce signé avec les États d’Afrique de l’Ouest

Les trois pays de l’AES ont annoncé en janvier leur départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), une organisation qu’ils considèrent comme manipulée par la France, ancienne puissance coloniale avec laquelle ils ont rompu à plusieurs reprises les liens. La création de cette confédération consacre ce divorce.

« Notre peuple a irrémédiablement tourné le dos à la CEDEAO », “Les relations entre l’AES et la Cedeao se sont considérablement dégradées après le coup d’Etat du 26 juillet 2023 qui a porté le général Tiani au pouvoir. La Cedeao avait alors imposé de lourdes sanctions économiques au Niger et menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions. Les sanctions ont depuis été levées en février, mais les relations entre les deux parties restent glaciales.

Lutte contre les djihadistes

La Cédéao doit tenir dimanche à Abuja un sommet de ses chefs d’Etat, où la question des relations avec l’ESA sera à l’ordre du jour. Les pays de l’ESA ont formé en mars une force conjointe pour combattre les jihadistes qui attaquent régulièrement leurs territoires.

Samedi, ils ont également souhaité « mettre en commun leurs ressources »dans des secteurs considérés comme stratégiques comme l’agriculture, l’eau, l’énergie et les transports. Ils ont également demandé que les langues locales soient davantage utilisées dans les médias publics et privés de leurs pays.

 
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