L’Union européenne approuve l’ouverture de négociations formelles d’adhésion avec l’Ukraine

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président ukrainien, Volodomyr Zelensky, à Lucerne (Suisse), le 16 juin 2024. MICHAEL BUHOLZER / AFP

Les États membres de l’Union européenne sont désormais tous d’accord. Les Vingt-Sept doivent valider, vendredi 21 juin, lors d’un conseil des ministres de l’économie, le cadre des négociations d’adhésion de l’Ukraine et de la Moldavie à l’Union européenne (UE). Les conférences d’adhésion avec ces deux pays, qui lanceront officiellement le processus, se tiendront officiellement mardi 25 juin, selon la présidence belge de l’UE.

Alors que la guerre continue de faire rage en Ukraine et que l’aide militaire occidentale arrive toujours au compte-goutte, cet engagement est très important pour son président, Volodymyr Zelensky, qui réclame depuis janvier un signe clair aux Vingt-Sept. En décembre 2023, les chefs d’État et de gouvernement ont convenu d’ouvrir ces négociations, après la sortie opportune de la salle du conseil du Premier ministre hongrois Viktor Orban, longtemps opposé à cette décision. Kiev devait encore remplir une série de conditions sur la lutte contre la corruption ou la protection des minorités, qui ont depuis été remplies, selon la Commission.

Ce processus s’ouvre très opportunément quelques jours avant que la Hongrie n’assume la présidence biennale du Conseil de l’Union européenne, du 1est Juillet. Mardi 18 juin, Janos Boka, le ministre hongrois des Affaires européennes, a indiqué qu’il ne serait pas possible d’ouvrir des chapitres de négociations avec l’Ukraine dans les six prochains mois. “La Hongrie a été constructive sur cette question, car elle ne voulait pas avoir à la gérernote Engjellushe Morina, spécialiste du sujet au Conseil européen des relations internationales, un centre de recherche. Elle souhaite se concentrer sur l’élargissement de l’UE aux pays des Balkans occidentaux. »

« Pas de traitement de faveur »

L’absence de soutien hongrois ne devrait pas poser de problème dans l’immédiat. Après le 25 juin, la Commission européenne devra évaluer l’alignement de l’ensemble de la législation ukrainienne sur celle de l’Union – l’acquis communautaire – qui va des questions d’État de droit à l’ensemble de la législation sur le marché unique, l’agriculture, l’énergie, etc. Trente-cinq chapitres, couvrant l’ensemble de ces secteurs, feront l’objet de négociations. Pour accéder à l’UE, Kiev devra se conformer à chacun d’eux.

Cette première étape peut prendre jusqu’à un an, comme ce fut le cas pour l’Albanie. « Ce n’est qu’après cette phase que le Conseil sera appelé à prendre des décisions initiales pour ouvrir des négociations sur des sous-ensembles de chapitres de négociation », se souvient un diplomate européen, bien après la présidence hongroise. Ensuite, les Vingt-Sept devront valider à l’unanimité chaque étape vers l’adhésion, au moins soixante-dix votes, tous pris à l’unanimité, soit autant de possibilités de veto pour un État membre.

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