trois ressortissants nigériens condamnés à dix-huit mois de prison

trois ressortissants nigériens condamnés à dix-huit mois de prison
trois ressortissants nigériens condamnés à dix-huit mois de prison

Lundi 17 juin, la justice béninoise a condamné trois ressortissants nigériens, arrêtés la semaine dernière au port de Sèmè-Kpodji, à Cotonou, à dix-huit mois de prison avec sursis, dans un contexte de désaccord diplomatique entre les deux pays.

Les relations entre le Bénin et le Niger, tendues depuis le coup d’État militaire qui a renversé le président élu nigérien Mohamed Bazoum en juillet 2023, se sont nettement dégradées ces dernières semaines.

Le principal point de friction concerne le refus du Niger de rouvrir sa frontière.

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Les trois accusés, dont Moumouni Hadiza Ibra, le directeur général adjoint de la compagnie pétrolière Wapco-Niger, ont été arrêtés le 5 juin au port béninois de Sèmè-Kpodji, lieu de chargement du pétrole nigérien destiné à l’exportation. Deux autres personnes également arrêtées au même moment ont été relâchées vendredi.

Les trois accusés ont été poursuivis pour « faux certificat » Et « utilisation de fausses certifications »mais la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a requalifié les faits lundi en “usurpation de titre” Et « utilisations de données informatiques falsifiées ». La Criet suivit les réquisitions du procureur en les condamnant à dix-huit mois de prison avec sursis.

Couper les valves

Tous trois ont plaidé non coupables lors de cette audience qui a duré la majeure partie de la journée. Mmoi Ibra a notamment expliqué que son équipe était venue « dans le cadre du chargement du deuxième navire » d’huile avec « une autorisation du Ministère des Mines et de l’Eau » Béninois. Cet épisode constitue une escalade des tensions entre les deux voisins, les autorités nigériennes ayant évoqué un “enlèvement”.

Ce pétrole est essentiel pour les économies des deux pays et pour la société chinoise Wapco qui l’exploite. Un premier navire a été chargé mi-mai, mais plus rien depuis. Le Niger, malgré la levée des sanctions ouest-africaines imposées plusieurs mois après le coup d’État, refuse de rouvrir sa frontière avec le Bénin.

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Niamey accuse son voisin de s’abriter « Bases françaises » ce qui conduirait à “les terroristes”, ce que nient Paris et Porto-Novo. Or, le président béninois Patrice Talon en pose une condition pour le chargement du pétrole. Au lendemain de ces arrestations, le régime militaire nigérien a coupé les vannes de l’oléoduc qui transporte le pétrole du nord-est du Niger vers le Bénin.

Le Monde avec l’AFP

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