« La Russie intensifie ses actions hostiles de sabotage, d’incendies criminels et de cyberattaques » contre les pays de l’OTAN

« La Russie intensifie ses actions hostiles de sabotage, d’incendies criminels et de cyberattaques » contre les pays de l’OTAN
« La Russie intensifie ses actions hostiles de sabotage, d’incendies criminels et de cyberattaques » contre les pays de l’OTAN

L’Alliance a ainsi dû rappeler cette semaine – fait rare – qu’elle détient un arsenal nucléaire et qu’elle est en train de« s’adapter à l’environnement de sécurité actuel ». Notamment aux efforts du président russe Vladimir Poutine pour montrer ses armes nucléaires. Il les a récemment déployés en Biélorussie et à la frontière avec l’Ukraine, lançant des exercices militaires impliquant ce type d’engins. Et il continue de se dire prêt à l’utiliser contre l’Occident. Le problème est clair : « intimider les Alliés », résumait jeudi une source de l’Otan, doutant toutefois d’un changement majeur dans la politique nucléaire russe. Mais il suffit à M. Poutine de semer le doute sur ses intentions pour marquer l’opinion publique occidentale… Vendredi, il a assuré que la décision du G7 d’utiliser les avoirs russes gelés pour lever un prêt pour l’Ukraine équivaut à de «vol”. “Cela ne restera pas impuni. »» a-t-il ajouté, jouant encore une fois sur l’ambiguïté.

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Moscou poursuit également son rapprochement avec la Chine et la Corée du Nord, deux pays occupés à affûter leur arsenal nucléaire, ainsi qu’avec l’Iran, qui veut rejoindre le club des puissances atomiques. « Nous devrions nous attendre à voir davantage de missiles nucléaires d’ici quelques années, dont la plupart sont intercontinentaux – ils peuvent atteindre le territoire de l’OTAN.», a prévenu Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance, soulignant ainsi la nécessité pour elle de «communiquer sur sa force de dissuasion nucléaire efficace, sûre et fiable ».

« Un schéma qui se répète »

À ces provocations s’ajoute «une campagne intensifiée de la Russie, visant à mener des actions hostiles contre les alliés de l’OTAN », selon l’observation de M. Stoltenberg. Il s’agit notamment de l’incendie d’un entrepôt lié à l’Ukraine au Royaume-Uni, de la tentative ratée d’incendier des bus en République tchèque, des tentatives de sabotage visant des bases militaires américaines en Allemagne, de la vague de cyberattaques visant les réseaux de signalisation ferroviaire à l’Est. de l’Alliance, brouillage des systèmes de navigation… Fin mai, le ministère russe de la Défense a menacé de redessiner les frontières des pays baltes, avant que les Russes ne procèdent au retrait des bouées séparant la Russie de l’Estonie, sur le fleuve Narva.

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La Russie a franchi le seuil » attaques hybrides et sabotages, pour flirter avec une guerre au sens littéral du terme, a même estimé jeudi une source de l’Alliance. À tel point que certains s’interrogent sur la possibilité d’activer, dans cette situation, la clause de défense collective entre Alliés (article 5)…

Sans aller aussi loin, M. Stoltenberg a noté que ces attaques russes sont «un modèle qui se répète. L’OTAN a donc aidé les Alliés à comprendre qu’il ne s’agissait pas d’incidents isolés et même à identifier et arrêter certains auteurs. Vendredi, les Alliés se sont mis d’accord sur divers moyens de défense supplémentaires : davantage d’échanges d’informations, protection renforcée des infrastructures critiques (sous-marins, cyberespace…), ou encore restrictions de déplacements des agents des services de renseignement russes. A ce titre, l’Union européenne envisage d’obliger les diplomates russes à rester dans l’Etat membre où ils sont accrédités et donc de leur interdire de circuler librement dans l’espace Schengen.

Parallèlement, à Moscou, Vladimir Poutine a exposé vendredi ses conditions pour négocier la fin de la guerre avec l’Ukraine. Elle devrait retirer ses forces des quatre régions revendiquées par la Russie et renoncer à adhérer à l’OTAN. Encore une provocation, puisque «il n’appartient pas à l’Ukraine de retirer ses forces du territoire ukrainien», a noté M. Stoltenberg.Ce n’est pas une proposition de paix. C’est une proposition pour plus d’agression, plus d’occupation.»

 
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