la gauche vers l’union malgré les divisions

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Les leaders des partis de gauche, Marine Tondelier (Europe-Ecologie Les Verts), et derrière elle de gauche à droite, Fabien Roussel (Parti communiste français), Olivier Faure (Parti socialiste) et Emmanuel Bompard (La France insoumise), Lundi 10 juin 2024, à Paris. OLIVIER CORSAN/MAXPPP

Exit les Nupes, vive le front populaire ! Sept mois après l’implosion de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale, les partis de gauche ont réussi à poser en un temps record les bases du début d’une alliance en vue des élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Lundi 10 juin , les quatre dirigeants des principaux partis politiques, l’écologiste Marine Tondelier, Olivier Faure (Parti socialiste, PS), le communiste Fabien Roussel et Manuel Bompard (La France insoumise, LFI) se sont présentés côte à côte vers 22 h 30 devant le siège d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Paris pour annoncer la « création d’un nouveau front populaire »réunissant « toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes ».

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Le slogan avait été lancé la veille par le député de la Somme François Ruffin, dans la foulée de la dissolution annoncée par Emmanuel Macron. « Le front populaire est un engagement qui nous dépasse largement », a lancé Olivier Faure à l’issue de la réunion. Comme lors des élections législatives de 2022, les partis de gauche promettent « un programme disruptif » tracer la feuille de route pour les cent premiers jours d’un éventuel gouvernement. Ils présenteront « applications uniques » dès le premier tour dans chaque circonscription. Par rapport à 2022, l’annonce de l’alliance intervient avant la conclusion d’un accord programmatique. Pour l’instant, les partis de gauche sont majoritairement d’accord pour éviter le pire, et faire de cette dissolution une opportunité plutôt qu’une catastrophe assurée face à l’extrême droite. Sur le fond, bien entendu, des désaccords persistent. « Chacun avance sur ses lignes rouges »assure, mardi matin, Olivier Faure.

Mais la volonté affichée rassure déjà de nombreux unitariens. “Ils ne peuvent plus revenir en arrière, le premier qui en sortira finira au bout d’un brochet”, estime la députée écologiste Sandrine Rousseau. Le degré d’optimisme à l’égard du texte varie. Du côté de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, signataire de cet accord préliminaire, l’analyse est tout autre. Dans la soirée, Aurore Lalucq, la coprésidente du microparti présente lors des débats, a précisé sur “un accord, juste une ouverture de discussions”. « Nous sommes les seuls capables d’éviter la catastrophe »prévient la députée « insoumise » de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, qui invite « transformer l’addition du score de la gauche en dynamique politique ».

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