La loi sur la sécurité de Hong Kong arrête « étouffe la liberté d’expression »

La loi sur la sécurité de Hong Kong arrête « étouffe la liberté d’expression »
La loi sur la sécurité de Hong Kong arrête « étouffe la liberté d’expression »

L’arrestation de six personnes en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale de Hong Kong pour avoir publié des messages en ligne « confirme » les préoccupations de l’Union européenne concernant cette loi, a déclaré mercredi un porte-parole de Hong Kong. l’UE.

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“Ces arrestations semblent confirmer les inquiétudes de l’UE concernant la nouvelle loi et ses effets sur les droits et libertés des résidents de Hong Kong”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’UE. « Ces arrestations suggèrent que la nouvelle loi est utilisée pour étouffer la liberté d’expression des résidents de Hong Kong », a-t-il ajouté.

L’UE “appelle les autorités de Hong Kong à protéger la capacité des résidents de Hong Kong d’exercer leurs droits et libertés”, a déclaré le porte-parole.

Six personnes ont été arrêtées mardi pour avoir publié sur Facebook des « messages à caractère séditieux » liés à la commémoration de la répression meurtrière des manifestations de la place Tiananmen par Pékin en 1989, ont indiqué les autorités.

Mardi, le chef de la sécurité de Hong Kong a identifié l’une des personnes arrêtées comme étant Chow Hang-tung, un éminent activiste qui dirigeait le groupe aujourd’hui dissous, organisant des veillées annuelles pour commémorer cet événement historique.

Hong Kong était le seul endroit sur le territoire chinois où l’on pouvait ouvertement commémorer les événements du 4 juin 1989 sur la place Tiananmen, lorsque Pékin envoya des troupes contre des manifestants pro-démocratie.

Ces six arrestations sont les premières en lien avec la nouvelle loi sur la sécurité nationale, entrée en vigueur en mars et qui prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité pour cinq catégories de crimes, dont la trahison, l’insurrection, l’espionnage, le sabotage et l’ingérence extérieure.

Cela a également élargi la portée du crime de « sédition » de l’ère coloniale britannique pour inclure l’incitation à la haine contre les dirigeants du Parti communiste chinois.

Ce texte complète une première loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020 après les grandes manifestations de l’année précédente en faveur de la démocratie à Hong Kong.

Les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et la Grande-Bretagne ont exprimé leur inquiétude quant aux effets de cette loi sur les libertés à Hong Kong.

 
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