Gabriel Attal reconnaît « une situation dramatique » à Rafah

Gabriel Attal reconnaît « une situation dramatique » à Rafah
Gabriel Attal reconnaît « une situation dramatique » à Rafah

AA / Nice / Feïza Ben Mohamed

Le Premier ministre français Gabriel Attal a reconnu, mardi devant l’Assemblée nationale, que « la situation est dramatique à Rafah ».

“C’est un drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux”, a-t-il déploré, soulignant que “la position de la France a été claire dès le départ”.

Selon le chef du gouvernement, « la France a été l’un des premiers pays, à travers le Président de la République, à appeler au cessez-le-feu, à prendre des initiatives, notamment au Conseil de sécurité des Nations Unies, et à contribuer à l’adoption de résolutions appelant à un cessez-le-feu. pour un cessez-le-feu.

Et de poursuivre : « La France est le premier pays à avoir largué une aide humanitaire dans la bande de Gaza pour venir en aide aux Palestiniens. »

Lors de son discours, Gabriel Attal a également insisté sur « la libération des otages qui sont toujours détenus par le Hamas », rappelant à cet effet que deux Français en font toujours partie.

Alors qu’il a été interrogé par la députée écologiste Cyrielle Chatelain sur la reconnaissance d’un Etat palestinien, le chef du gouvernement n’a pas répondu.

Pour rappel, des dizaines de Palestiniens, pour la plupart des enfants et des femmes, ont été tués et blessés dimanche soir dans un bombardement israélien visant des tentes de déplacés dans la région de Tal al-Sultan, au nord-ouest de Rafah, au sud de la bande de Gaza.

Le bombardement, mené sans sommation et sans nécessiter l’évacuation des personnes déplacées, a visé une zone supposée sûre.

Cela s’est produit deux jours après que la Cour internationale de Justice (CIJ) a émis un ordre visant à arrêter immédiatement l’attaque terrestre israélienne contre Rafah.

Depuis le 6 mai, Israël a lancé une offensive terrestre contre Rafah, s’emparant du côté palestinien du point de passage terrestre séparant Rafah de l’Égypte. L’opération israélienne a provoqué la fermeture du poste frontière, empêchant le passage des blessés pour recevoir des soins et l’entrée de l’aide humanitaire, ce qui est déjà très rare.

L’attaque israélienne a forcé au moins 810 000 Palestiniens à fuir Rafah, qui abrite environ 1,5 million de personnes, dont environ 1,4 million de personnes déplacées qui avaient été contraintes de quitter d’autres zones de la bande de Gaza.

Concernant l’offensive israélienne à Rafah et suite à l’ordonnance rendue par la CIJ, la diplomatie française a exprimé son engagement, le 20 mai dans un communiqué, en faveur de « la recherche d’une solution politique durable dans la région, la seule qui nous permette de rétablir un horizon de paix et mettre fin aux souffrances des Israéliens et des Palestiniens.

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