les discussions sur l’énergie nucléaire iranienne suspendues

les discussions sur l’énergie nucléaire iranienne suspendues
les discussions sur l’énergie nucléaire iranienne suspendues

Plus d’une semaine après le crash de l’hélicoptère du président Ebrahim Raïssi, l’AEIA a décidé de suspendre les discussions prévues sur le nucléaire.

Les discussions prévues entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour sortir de l’impasse actuelle ont été suspendues en raison du décès du président Ebrahim Raïssi, selon un rapport de l’organisme onusien.

Dans le même temps, le programme nucléaire iranien a continué de prendre de l’ampleur ces derniers mois.

Au lendemain de la mort du dirigeant, le 19 mai, dans un accident d’hélicoptère, « l’Iran a déclaré qu’en raison de ‘circonstances particulières’, il n’était pas approprié de poursuivre les discussions » et qu’une nouvelle date serait fixée ultérieurement, écrit le document consulté ce lundi 19 mai. 27 par l’AFP.

Une « impasse » qui doit « changer »

De retour d’un voyage en Iran début mai pour renouer des liens très tendus, le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi a demandé des “résultats concrets le plus rapidement possible”.

« La situation actuelle n’est absolument pas satisfaisante. Nous sommes presque dans une impasse (…) et cela doit changer», a-t-il déclaré, espérant des avancées du Conseil des gouverneurs prévu la semaine prochaine à Vienne, en Autriche.

Mais entre-temps, la mort d’Ebrahim Raïssi et de son ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian complique la situation.

Dans ce rapport, le chef de l’AIEA “réaffirme au nouveau gouvernement iranien son appel et sa volonté de poursuivre le dialogue et les échanges techniques de haut niveau”.

Plus de 30 fois la limite

Dans un deuxième document, l’AIEA fait le point sur l’escalade nucléaire iranienne.

Les stocks d’uranium enrichi s’élevaient à 6 201,3 kg le 11 mai (contre 5 525,5 kg en février), soit plus de 30 fois la limite autorisée par l’accord international de 2015, même si Téhéran dément vouloir acquérir la bombe.

Il était censé réguler les activités atomiques de Téhéran en échange d’une levée des sanctions internationales, sous la supervision de l’organisme onusien chargé de vérifier le caractère pacifique du programme iranien.

Mais l’Iran s’est progressivement affranchi des engagements pris dans le cadre de ce pacte connu sous l’acronyme JCPOA, en réaction au retrait des États-Unis décidé en 2018 par le président de l’époque, Donald Trump. Les discussions à Vienne pour le relancer ont échoué à l’été 2022.

Outre l’accumulation de stocks, Téhéran a largement dépassé le plafond fixé à 3,67 % – équivalent à ce qui est utilisé dans les centrales nucléaires pour la production d’électricité : il dispose de 751,3 kg d’uranium enrichi à 20 % (contre 712,2 kg trois mois auparavant).

Dans le cas du seuil des 60 %, proche des 90 % nécessaires pour développer une arme atomique, Téhéran a augmenté son stock à 142,1 kg (contre 121,5 kilos auparavant), soit suffisamment de matière pour fabriquer trois bombes, selon la définition de l’AIEA.

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