le risque d’un « basculement vers l’apocalypse »

le risque d’un « basculement vers l’apocalypse »
Descriptive text here
La Nouvelle-Calédonie est en feu : « Le gouvernement a pris le risque de l’affrontement »

Une situation « insurrectionnelle »

« La situation est insurrectionnelle »a déclaré, avec une expression sérieuse, le Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc, craignant «une spirale de la mort » et un territoire qui «tombe dans l’apocalypse ». “Nous nous dirigeons directement vers une guerre civile.

« Si l’appel au calme n’est pas entendu, je sens venir les heures sombres en Nouvelle-Calédonie », a souligné Louis Le Franc, évoquant les « événements » des années 84-88 survenus sur fond de révolte kanak relative au statut de l’archipel. Une explosion de violence qui a fait près de 100 morts.

Le motif de l’embrasement : l’adoption par l’Assemblée nationale, dans la nuit de mardi à mercredi, d’un projet de loi de révision constitutionnelle. Celui-ci vise à dégeler, à ouvrir l’électorat aux élections provinciales. S’il est adopté au Congrès du Parlement à Versailles, ce texte permettra de voter aux citoyens établis depuis au moins dix ans en Nouvelle-Calédonie. Cela représente quelque 25 900 électeurs supplémentaires. Mais pour les indépendantistes, ce projet de loi revient à mettre un peu plus les indigènes en minorité dans un territoire colonisé en 1853 par la France, qui a adopté une stratégie de population et de dépossession des terres. Selon un recensement de 2019, le peuple Kanak représente 41,2 % de la population de l’archipel.

Un projet de réforme électorale concocté à Paris ravive les tensions en Nouvelle-Calédonie

Les indépendantistes reprochent également au pouvoir en place d’avoir eu recours à la force, ce qui a rendu le dialogue très compliqué. Le processus de révision constitutionnelle a été engagé après la tenue, entre 2018 et 2021, de trois référendums d’autodétermination remportés par le camp du « non ». Mais le dernier vote a été boycotté par les indépendantistes qui avaient demandé son report en raison de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19. L’État l’a cependant maintenu, alors que le « oui » approchait la barre des 50 %.

A cette situation politique explosive, il faut ajouter la menace d’une crise économique et sociale majeure due à l’effondrement du marché du nickel, secteur qui représente un quart des emplois du secteur privé dans l’archipel.

Vers un consensus local ?

Face à cette crise, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé qu’il allait proposer aux acteurs de Nouvelle-Calédonie une réunion à Paris pour trouver «une solution politique globale ». Le gouvernement et le Président n’excluent pas la possibilité de retirer le projet de loi au profit d’un consensus local, s’il est trouvé. “A défaut d’un tel accord, que je ne cesse de réclamer, et qui est souhaitable à tous égards pour les Calédoniens, le Congrès se réunirait avant la fin juin. a prévenu Emmanuel Macron dans une lettre adressée aux partis concernés à l’issue du vote à l’Assemblée nationale.

Carte de la Nouvelle-Calédonie dans l’océan Pacifique

” width=”768″ height=”430″ fetchpriority=”auto” src=”https://www.lalibre.be/resizer/x -Moiomy0TRzPNG9g4N8SVd5WM0=/arc-photo-ipmgroup/eu-central-1-prod/public/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png” srcset=”https://www.lalibre.be/resizer/v2/SEHSVNRCJ5EMXJW7FW7BUHF35A.jpg?auth=0f1027f58 57e3fd83e2866e91d4ce4bb1959397e88df2c583273b4ff6221abb5&largeur=768&hauteur =430&quality=85&focal=384%2C215 768w,https://www.lalibre.be/resizer/v2/SEHSVNRCJ5EMXJW7FW7BUHF35A.jpg?auth=0f1027f5857e3fd83e2866e91d4ce4bb1959397e88df2c583273b 4ff6221abb5&width=1200&height=672&quality=85&focal=384%2C215 1200w” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″/>

Carte de la Nouvelle-Calédonie dans l’océan Pacifique. ©AFP
Cinq formations politiques calédoniennes ont immédiatement réagi. Ils affirment qu’après des échanges qui se sont intensifiés depuis plusieurs semaines, “les soldes ont été identifiés » et cela’“un accord est possible”. “L’objectif est que cet accord calédonien soit validé le plus rapidement possible puis présenté à l’Etat.” Ils invitent également : «parce que nous sommes appelés à continuer de vivre ensemble, toute la population dans le calme et la raison ». Reste à savoir si cet appel sera suivi par les faits.

Et les faits, en réalité, sont terribles. Selon - calédonienne, le Sénat coutumier, symbole de l’identité kanak, était en feu dans la nuit de mercredi à jeudi tandis qu’au même moment, au Sénat à Paris, le ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer Gérald Darmanin en disait plus sur la mort du gendarme. “Il est décédé après une nuit de protection dans un endroit particulièrement dangereux. Des « vieux », comme on dit chez nous en Nouvelle-Calédonie, sont venus parler à la police. Il a enlevé son casque et a reçu une balle dans le front.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La vie du Premier ministre slovaque, attaqué par balles, n’est plus en danger
NEXT les fantômes d’une dictature violente et répressive