Une tempête solaire « extrême » frappe la Terre – 11/05/2024 à 06h54

Une tempête solaire « extrême » frappe la Terre – 11/05/2024 à 06h54
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Une aurore boréale au-dessus du National Monument of Scotland à Édimbourg le 10 mai 2024, lors d’une tempête solaire « extrême », la première de ce niveau depuis 2003 (Jacob Anderson / Handout)

Une tempête solaire « extrême », la première de cette ampleur depuis 2003, a commencé à frapper la Terre vendredi soir, générant d’impressionnantes aurores boréales mais faisant aussi craindre aux autorités des perturbations des réseaux électriques et de communication.

Des conditions liées à une tempête géomagnétique de niveau 5, soit le niveau maximum sur l’échelle utilisée, ont été observées vendredi soir, a annoncé l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

“Le GPS, les réseaux électriques, les engins spatiaux, la navigation par satellite et d’autres technologies pourraient être affectés”, a ajouté l’agence.

Cette tempête est provoquée par l’arrivée sur Terre d’une série d’éjections de masse coronale en provenance du Soleil.

Il s’agit d'”explosions de particules énergétiques et de champs magnétiques provenant du soleil”, a expliqué Shawn Dahl, du Space Weather Prediction Center (SWPC), lors d’une conférence de presse vendredi après-midi. NOAA.

Le dernier événement atteignant ce niveau 5 remonte à octobre 2003, un épisode surnommé « les tempêtes d’Halloween », écrit l’agence. À l’époque, des pannes de courant se sont produites en Suède et des transformateurs ont été endommagés en Afrique du , a-t-elle expliqué.

La tempête devrait se poursuivre tout au long du week-end, avec l’arrivée de nouvelles éjections de masse coronale, a ajouté la NOAA. La première de ces éjections, « très fortes », a atteint la Terre vendredi vers 16h30 GMT.

Le Soleil est actuellement proche de son pic d’activité, selon un cycle qui revient tous les 11 ans.

Ces éjections de masse coronale – dont au moins sept ont été observées dirigées vers la Terre – proviennent d’une tache solaire d’environ 17 fois le diamètre de la Terre. Ils se déplacent à plusieurs centaines de kilomètres par seconde.

– Perturbations possibles –

Une aurore boréale au-dessus de Londres le 10 mai 2024, lors d’une tempête solaire « extrême », la première de ce niveau depuis 2003 (Kris CHENG / Handout)

Outre d’éventuelles perturbations, ces tempêtes solaires majeures génèrent d’impressionnantes aurores boréales, parfois bien plus au sud que dans les régions où elles sont habituellement observables.

Des photos prises en Europe commencent à circuler, prises par exemple à Londres.

« Nous venons de réveiller les enfants pour observer les aurores boréales dans le jardin ! » Iain Mansfield, un conseiller politique vivant à Hertford, en Angleterre, a déclaré à l’AFP.

Les opérateurs de satellites, de communications et de réseaux électriques en Amérique du Nord ont été informés de prendre des mesures de précaution, a déclaré Shawn Dahl.

Il a recommandé aux résidents de s’équiper de batteries ou éventuellement de générateurs, comme pour tout autre avertissement de tempête.

Les opérateurs électriques travaillent depuis dix ans pour mieux protéger leurs réseaux, a toutefois rassuré Rob Steenburgh, scientifique au SWPC. Les effets ne peuvent se produire que sur les lignes à haute tension, pas sur les individus, et des systèmes comparables aux disjoncteurs existent.

Il a également indiqué que son agence était en contact très régulier avec la NASA, qui assure la sécurité des astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), plus vulnérables au rayonnement solaire.

Une alerte radiologique a également été émise, mais seulement 1 sur une échelle de 5, donc pas d’inquiétude pour le moment.

Concernant le trafic aérien, l’Agence de l’aviation civile américaine (FAA) a déclaré “ne pas s’attendre à des conséquences significatives”.

Les tempêtes géomagnétiques peuvent toutefois perturber les outils de navigation et les transmissions radio haute fréquence, a expliqué le régulateur aérien américain, ajoutant qu’il avait conseillé aux compagnies aériennes et aux pilotes d'”anticiper” d’éventuelles perturbations.

– Aurores boréales –

Ce type de tempête affecte d’abord les latitudes autour des pôles, a expliqué à l’AFP Mathew Owens, professeur de physique spatiale à l’université de Reading. Mais « plus la tempête est forte, plus elle descend en termes de latitude », a-t-il ajouté.

Dans l’hémisphère sud, des pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande surveillent de près ce type de situation, a expliqué Shawn Dahl.

Aux États-Unis, selon la NOAA, les aurores boréales devraient être visibles sur la majeure partie de la moitié nord du pays, et peut-être aussi bas que l’Alabama ou le nord de la Californie.

“Si vous êtes dans un endroit sombre, sans nuages ​​et avec peu de pollution lumineuse, vous pourriez voir des aurores boréales assez impressionnantes”, a déclaré Steenburgh. “C’est vraiment le cadeau de la météo spatiale.”

La plus grande tempête solaire jamais enregistrée s’est produite en 1859, selon la NASA. Également connu sous le nom d’événement de Carrington, cet événement a gravement perturbé les communications télégraphiques.

 
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