La Russie accepte le retrait de certains de ses soldats

La Russie accepte le retrait de certains de ses soldats
La Russie accepte le retrait de certains de ses soldats

Par Le Figaro avec l’AFP

Publié
il y a 2 heures,

Mise à jour il y a 2 heures

Le dirigeant arménien Nikol Pachinian et Valdimir Poutine lors d’une réunion au Kremlin le 8 mai.
Evgenia Novojenine / REUTERS

L’accord concerne les postes militaires et frontaliers russes installés dans cinq régions arméniennes depuis fin 2020.

La Russie a annoncé jeudi le retrait d’une partie de ses soldats et gardes-frontières d’Arménie, au lendemain d’une rencontre entre le président Vladimir Poutine et le dirigeant arménien Nikol Pachinian, Erevan prenant ses distances pour plusieurs mois de Moscou.

“M. Pachinian a déclaré qu’à l’heure actuelle, en raison de l’évolution de la situation, ce besoin n’existe plus.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi. « Le président Poutine a donc donné son accord et le retrait de nos militaires et de nos gardes-frontières a été décidé », a-t-il ajouté, cité par les agences de presse russes, sans préciser le nombre de militaires impliqués. Les deux dirigeants se sont entretenus mercredi soir à Moscou, en marge d’une réunion de l’Union économique eurasienne, qui réunit les deux pays.

Le chef du parti au pouvoir au Parlement arménien, Hayk Konjoryan, a indiqué jeudi que l’accord concernait l’armée russe et les postes frontières installés dans cinq régions arméniennes depuis fin 2020. Le retrait ne semble cependant pas concerner les principaux dirigeants russes. base militaire du pays, située à Gyumri (environ 3000 soldats).

L’Arménie, alliée traditionnelle de la Russie, reproche à la force de maintien de la paix russe de ne pas être intervenue lors d’une offensive de l’Azerbaïdjan qui a permis de reprendre l’enclave contestée du Haut-Karabakh en septembre 2023. Cette attaque a poussé environ 100 000 des 120 000 Arméniens vivant dans cette région montagneuse à fuir. fuir vers le territoire arménien.

Depuis l’automne 2020, à la suite d’une guerre perdue par les séparatistes arméniens au Haut-Karabakh, 2 000 casques bleus russes y avaient été déployés pour faire respecter les termes du cessez-le-feu. Face à leur inaction lors de l’offensive azerbaïdjanaise, Erevan a entamé un rapprochement diplomatique avec l’Occident.

L’Arménie a notamment rejoint fin janvier la Cour pénale internationale, qui l’oblige à arrêter Vladimir Poutine s’il venait à mettre le pied sur le territoire arménien. Les autorités arméniennes avaient déjà annoncé début mars qu’elles mettraient fin à la présence des gardes-frontières russes à l’aéroport international d’Erevan. Le 17 avril, le Kremlin a confirmé que les soldats russes déployés au Haut-Karabakh avaient entamé leur retrait.

 
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