Des militants pro-palestiniens occupent le hall d’un immeuble de l’Université de Lausanne – rts.ch – .

Des militants pro-palestiniens occupent le hall d’un immeuble de l’Université de Lausanne – rts.ch – .
Des militants pro-palestiniens occupent le hall d’un immeuble de l’Université de Lausanne – rts.ch – .

Plusieurs dizaines de militants ont bloqué jeudi après-midi le hall d’entrée du bâtiment Géopolis de l’Université de Lausanne. Ils réclament notamment un boycott académique des institutions israéliennes.

Dans la foulée des protestations étudiantes qui prennent de l’ampleur sur les campus aux Etats-Unis, au Canada et en France, une quarantaine de manifestants occupent pacifiquement ce bâtiment. Des drapeaux palestiniens ont été déployés au sol et la manifestation se déroule actuellement dans le calme, scandant des slogans tels que « Palestine libre ».

>> Lire aussi : Le mouvement pro-palestinien s’étend sur les campus américains, les négociations sont en cours

Les personnes présentes réclament généralement un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tout le territoire palestinien, le rétablissement immédiat du financement de l’UNRWA et même « la fin de la répression contre le mouvement de solidarité avec la Palestine ».

Ce blocage intervient comme le premier d’une série de deux cours publics sur l’histoire du conflit israélo-palestinien qui se tiendront jeudi soir, dans un autre bâtiment de l’Unil. Ces deux parcours ont été contestés par deux associations (lire l’encadré).

Les universités suisses accusées de « complicité »

“Notre action est spontanée et n’a ni leader ni leader”, expliquent-ils dans un communiqué transmis aux médias. « Les personnes occupant le bâtiment universitaire refusent d’être complices du génocide colonial perpétré par le régime de l’apartheid israélien. Nous appelons tout le monde à se joindre à nous et aux membres des autres universités et collèges à se mobiliser également !

En Suisse aussi, les universités et hautes écoles « participent au carnage » à travers « de multiples accords entre nos institutions qui permettent et encouragent la mobilité depuis ou vers Israël », estiment-ils, citant notamment le consortium de recherche scientifique et technologique EuroTech Universities Alliance, dont l’EPFL est membre mais aussi de l’institut israélien Technion, qui entretient des liens étroits avec l’armée israélienne.

Comparaison avec les réactions à l’invasion de l’Ukraine

Les militants estiment que ces universités israéliennes participent à « la légitimation du régime de l’apartheid et à la perpétuation de la colonisation et de l’oppression ». “Loin d’être des bastions de la démocratie et de l’esprit critique, ces institutions entretiennent des liens étroits, souvent financiers, avec l’armée d’occupation”, avec des recherches “délibérément orientées vers l’industrie de l’armement”, écrivent-elles encore dans le communiqué.

Ils demandent donc, entre autres, à l’Université de Lausanne d’élaborer une liste des collaborations en cours avec des institutions israéliennes, leur interruption immédiate jusqu’à ce qu’Israël respecte un cessez-le-feu permanent et le droit international, ou encore une « politique proactive d’accueil et de soutien des étudiants et chercheurs palestiniens, semblable à ce qui a été mis en place suite à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ».

>> L’entretien dans Forum avec Olivier Fillieule, professeur à l’Université de Lausanne et spécialiste de la sociologie des mouvements sociaux :

Universités suisses et manifestations pro-palestiniennes : entretien avec Olivier Fillieule / Forum / 7 min. / hier à 18h00

jop

 
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