89% des femmes sont « à risque cardiovasculaire élevé »

89% des femmes sont « à risque cardiovasculaire élevé »
89% des femmes sont « à risque cardiovasculaire élevé »

Dans le cadre de la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, qui s’est tenue hier, l’association Agir pour le coeur des femmes a publié les chiffres de son Observatoire national de la santé des femmes 2024. Les données sont issues des dossiers médicaux issus des dépistages de l’Observatoire national de la santé des femmes. Bus – un bus médical itinérant qui rencontre les femmes pour un dépistage cardiovasculaire et gynécologique. Au total, plus de 8 000 femmes ont poussé le porteporte du bus au cours des trois dernières années.

Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire chez la femme ?

Selon ces données, 89 % des femmes présentent au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire, et sont « à risque cardiovasculaire élevé » selon l’association. Parmi ces facteurs, on retrouve notamment le tabagisme, le diabète, l’hypertension, la sédentarité, la consommation dealcoolalcool, antécédents familiaux, obésité et surpoids, et triglycérides présents en trop grande quantité dans le sang. En plus d’un de ces facteurs, 46 % d’entre elles présentent deux facteurs de risque gynécologiques, comme la contraceptionla contraception contre-indiqué, manque de suivi gynécologique, grossesses tardives, etc. De plus, l’âge et la ménopause sont des facteurs de risque : « Avant le ménopauseménopauseLE les hormonesles hormones féminin, comme œstrogèneœstrogèneprotéger les femmes contre maladies cardiovasculairesmaladies cardiovasculairesréduire le « mauvais » cholestérolcholestérol et augmenter le « bon » cholestérol, préservant ainsi les vaisseaux sanguins. Mais cette protection diminue avec la contraception hormonale, puis disparaît avec la ménopause. », explique la Fédération française de cardiologie (FFC). De plus, 67 % des femmes présentent des facteurs de risque psychosociaux, comme le stress chronique. ” Deux fois plus de femmes que d’hommes souffrent d’un épisode dépressif et se trouvent plus fréquemment dans une situation socio-économique défavorisée. Ces facteurs de risque sont aussi importants quehypertension artériellehypertension artérielle et le diabètediabète », précise Agir pour le Coeur des femmes.

La Fédération Française de Cardiologie souhaite informer les femmes, les hommes et les professionnels de santé via une campagne vidéo sur les soins et le suivi spécifiques dont les femmes ont besoin. © Fédération Française de Cardiologie

« Un manque de prise en compte des spécificités féminines par la médecine »

Malgré ce risque cardiovasculaire, seule 1 femme sur 5 bénéficie d’un suivi par un spécialiste, et 79 % n’en bénéficient pas. Parmi les femmes ménopausées, période particulièrement à risque, 74 % d’entre elles ne bénéficient pas de surveillance cardiovasculaire. À propos de gynécologiegynécologie, seules 44 % des femmes ménopausées bénéficient d’un suivi adapté. Agir pour le cœur des femmes dénonce « le manque de prise en compte des spécificités féminines par la médecine « . Cela tend à « générer des défauts de support majeurs. LE symptômessymptômes sont moins bien identifiés, les soins sont plus adaptés aux hommes… À cela s’ajoute l’appréhension de pratiquer un massage cardiaque sur une femme de peur de toucher ses seins… », ajoute l’association.

Accident cardiaque : les femmes soignées 36 minutes plus tard que les hommes

La FFC note que les femmes ont tendance à minimiser leurs symptômes et à retarder le traitement : « Dans le grand registre français intéressé par infarctus du myocardeinfarctus du myocarde (registre FAST-MI), on observe un délai médian avant le premier appel suivant le douleurdouleur poitrine de 120 minutes pour les femmes et 84 minutes pour les hommes « . Cela montre un écart entre les sexes lors de la première évaluation thoracique et une sous-estimation de la probabilité d’une crise cardiaque par les femmes elles-mêmes. Et même si la réadaptation cardiaque est essentielle à la récupération après un accidentaccident maladie cardiaque, les femmes sont à nouveau affectées défavorablement. L’explication avancée par la FFC : « Les femmes donnent souvent la priorité à leurs obligations familiales et professionnelles au détriment de leur santé. Ils souhaitent reprendre leurs activités quotidiennes tandis qu’une période de rééducation dans un centre, encadré par une équipe multidisciplinaire, leur permettrait de bénéficier de tous les conseils pratiques pour retrouver une vie la plus normale possible et avec un risque minimisé de rechuterechute « .

La Fédération française de cardiologie appelle à rattraper son retard sur l’impact des maladies cardiovasculaires chez la femme. Pour y parvenir, elle souhaite informer les femmes mais aussi les hommes via une campagne vidéo diffusée jusqu’au 23 juin et sensibiliser les professionnels de santé aux soins et au suivi spécifiques dont les femmes ont besoin.

 
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