Des chercheurs belges envoient un « signal d’urgence » concernant la législation européenne sur la recherche sur les vaccins

Les scientifiques parviennent à stimuler profondément le cerveau de manière non invasive

Pour la première fois, une équipe de recherche de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a réussi à stimuler profondément le cerveau humain de manière non invasive, sans chirurgie ni implants. Cette nouvelle technique pourrait permettre de mieux traiter certaines pathologies comme les addictions, note mercredi l’UCLouvain dans un communiqué, dont un postdoctorant a codirigé l’étude.

BELGA




Par - avec belga

Publié le 29/05/2024 à 12h10

Même s’il était déjà possible de stimuler en profondeur le cerveau humain, seuls des moyens invasifs étaient utilisés jusqu’à présent. La nouvelle technique repose sur la « stimulation électrique par interférence temporelle transcrânienne » ou « tTIS ». Il s’agit de diffuser de faibles champs électriques à l’intérieur du cerveau via deux paires d’électrodes fixées sur le cuir chevelu, explique Pierre Vassiliadis, auteur principal de l’article et chercheur postdoctoral à l’UCLouvain et à l’EPFL.

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Une paire d’électrodes a été réglée à une fréquence de 2 000 hertz et l’autre à 2 080 Hz. Les électrodes sont positionnées de manière à ce que les signaux traversent dans le striatum, une région profonde du cerveau qui contrôle plusieurs fonctions cognitives importantes, explique l’UCLouvain. Cette zone joue également un rôle dans diverses pathologies neurologiques et psychiatriques.

Dans la zone cible, la fréquence de stimulation devient 80 Hz, soit la différence entre les fréquences des deux électrodes. Ce niveau bas permet de se concentrer uniquement sur la région ciblée : le striatum.

« Jusqu’à présent, nous ne pouvions pas cibler spécifiquement ces régions avec des techniques non invasives, car les champs électriques de faible intensité stimulaient toutes les régions situées entre le crâne et les zones plus profondes, rendant les traitements inefficaces », explique Pierre Vassiliadis. , cité dans le communiqué. « Cette nouvelle approche nous permet de stimuler sélectivement les régions profondes du cerveau qui jouent un rôle dans les troubles neuropsychiatriques. »

Pour les auteurs de l’étude, le succès de cette expérience comporte un potentiel thérapeutique « immense ». « Les personnes souffrant d’addiction, par exemple, ont tendance à adopter un comportement d’approche excessif envers certaines récompenses. Notre méthode pourrait réduire cette exagération pathologique», illustre M. Vassiliadis.

Pour confirmer cette hypothèse, des études cliniques doivent encore être menées pour vérifier si la technique est bien efficace dans le traitement de ces troubles.

L’étude a également découvert que la stimulation du striatum à 80 Hz pourrait perturber son fonctionnement normal et influencer directement le processus d’apprentissage, « essentiellement la façon dont on apprend par récompenses », poursuit Pierre Vassiliadis.

L’étude a été publiée dans la revue scientifique Nature Human Behaviour.

 
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