Le centre hospitalier de Vierzon s’équipe d’un laser endoveineux, un dispositif unique dans le Cher

Le centre hospitalier de Vierzon s’équipe d’un laser endoveineux, un dispositif unique dans le Cher
Le centre hospitalier de Vierzon s’équipe d’un laser endoveineux, un dispositif unique dans le Cher

Deux médecins du centre hospitalier de Vierzon ont équipé leur service d’un appareil unique dans le Cher : un laser endoveineux très utile en chirurgie viscérale et vasculaire.

Fin mars, le centre hospitalier de Vierzon s’est équipé d’un laser pour la chirurgie vasculaire et viscérale. Cette technologie est, pour l’instant, déployée dans un seul hôpital du département : celui de Vierzon. L’hôpital loue le matériel à une entreprise privée et n’a pas souhaité indiquer son coût d’utilisation.

« Moins de douleur pour les patients et moins de complications »

Ce nouveau dispositif innovant est déjà utilisé en chirurgie viscérale, vasculaire et parfois même gynécologique. Son objectif est de simplifier la chirurgie et de réduire les conséquences chirurgicales.
«Moins de douleurs pour les patients et moins de complications», attestent les docteurs Issam Malouki, chirurgien vasculaire, et Mukhallad Al Satli, chirurgien viscéral et président de la Commission médicale d’établissement (CME). En chirurgie viscérale, elle aide notamment aux interventions sur les hémorroïdes, l’endométriose et les kystes pilonidaux », précise le président du CME.

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Cette nouvelle technique de traitement vient compléter l’ancienne méthode chirurgicale appelée stripping. « La méthode ancestrale est celle du décapage. C’est la méthode que nous utilisions encore avant de recevoir ce laser. » Consistant en l’extraction d’une veine, elle est plus traumatisante, nécessite plus d’opérations de suivi et, également, des arrêts de travail plus longs.

C’est là que tout l’intérêt du laser entre en jeu. Laser, pour rappel, est l’acronyme de Light amplification by Stimuled Emission of Radiation, c’est-à-dire amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement. Cette technologie est, selon les deux médecins, nécessaire. « Il faut être à la pointe de la technologie, avoir la meilleure technique, aussi la moins invasive, pour laisser le patient rentrer chez lui le jour même. » Ils voient surtout les avantages qu’elle présente par rapport à la technique précédente. « Efficace, il a peu de conséquences postopératoires. Cela fait partie de l’arsenal dont nous disposons pour soigner les patients. Mais cela ne remplace pas les autres techniques. »

Gagnant-gagnant

Son utilisation même est simple pour les praticiens : « Il s’agit d’introduire, par une ponction, la fibre optique dans la veine malade pour la détruire à chaud, sous anesthésie locale. La veine est bloquée, cautérisée et résorbée. Il s’agit d’un phénomène d’échauffement des murs. » Par sa précision optimale de la lésion à traiter, il permet d’appréhender localement la plaie, sans endommager les tissus. « Equipé d’une sonde, assistée d’un échographe pour guider le geste chirurgical, cela en fait une technologie de précision peu traumatisante. Il n’est donc pas nécessaire d’extraire la veine, comme l’exige le traitement chirurgical habituel », explique le docteur Malouki.

Les suites chirurgicales sont aussi généralement plus simples, puisqu’« il n’y a pas d’ouverture en dehors de la ponction, et donc très peu de risque de saignement. Dans les jours qui suivent, l’inconfort est minime, avec presque toujours un retour immédiat à l’activité normale. »

Antoine Bailleron

 
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