êtes-vous prêt pour ce nouveau défi collectif ? – .

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Afin de prendre conscience de sa consommation de sucre et de mieux la contrôler, l’association de défense des patients SOS Hépatites et Maladies du Foie est à l’origine de cette initiative qui se déroulera du 1er au 30 juin. Explications avec la déléguée de Nouvelle-Aquitaine, Mathilde Leconte.

Pouvez-vous vous passer de sucre ou réduire votre consommation ? Quel est votre rapport aux produits sucrés ? Telles sont les questions que soulève un nouveau défi, « Juin sans sucres ajoutés », initié par l’association de défense des patients SOS Hépatites et Maladies du Foie*.

Parmi les dirigeants de cette opération nationale, une poignée de bénévoles, dont la Haut-Vienne Mathilde Leconte, déléguée de l’association au niveau de la Nouvelle-Aquitaine. Entretien.

Novembre sans tabac, janvier sans alcool et désormais juin sans sucres ajoutés : pourquoi avoir créé cette opération ?

« Initialement, en 2023, l’idée est venue de cinq volontaires de SOS Hépatites et Maladies du Foie de monter une action de sensibilisation à la NASH, la stéatose hépatique non alcoolique ou « stéatose hépatique », qui se caractérise par une accumulation de graisse dans le foie. On l’appelle aussi maladie de la soude car une alimentation riche en sucre en est également la cause.

Une journée de sensibilisation à la NASH a lieu chaque année en juin. Nous nous sommes donc inspirés de Dry January pour créer « Juin sans sucres ajoutés ».

Si nous avons choisi ce mois-ci, ce n’est pas pour promouvoir le « summer body » à l’approche de l’été !

Ce défi collectif s’adresse à tous car le sucre est impliqué dans la survenue du diabète de type 2 et même des troubles cardiovasculaires. L’idée n’est pas d’éliminer drastiquement tous les sucres, d’autant plus que les glucides sont une Source d’énergie essentielle pour notre organisme, mais d’inciter les gens à réfléchir à leur consommation de sucres ajoutés et à la réduire si possible. »

Concernant votre consommation de sucres ajoutés, qu’est-ce que cela implique ?

« Pour aider les participants à relever le défi, nous leur donnons dans un premier temps les clés pour identifier les sources de sucres ajoutés et lire les étiquettes des produits industriels. Il ne s’agit pas seulement de regarder les valeurs nutritionnelles, mais la liste des ingrédients : il existe une cinquantaine de noms pour désigner le sucre qui se cache également dans les produits salés ultra-transformés.

Certains sont simples et lisibles, d’autres beaucoup moins : amidon, dextrine, maltodextrine, galactose, maltose et tous les noms en -ose…

Ensuite, comme réduire le sucre implique de se lancer dans la cuisine, nous allons proposer des recettes de glaces ou de gâteaux sans sucre autre que celui présent naturellement dans les fruits ou apporté par le chocolat 70%. Car on peut aussi s’adonner au goût, en supprimant le sucre ou en réduisant les doses de moitié. »

Concrètement, comment fonctionne ce défi ?

« Trois niveaux d’inscription sont proposés. Si vous êtes « sympathisant », vous accédez aux informations qui vous seront délivrées dans le courant du mois. Si vous êtes « engagé », vous participez et répondez à deux questionnaires en début et en fin de mois. Enfin, le niveau « ambassadeur », au-delà de la participation au challenge et aux enquêtes, vous faites connaître l’opération à votre entourage amical, professionnel, familial, etc.

Notre objectif est également de comprendre quelles difficultés sont rencontrées. L’année dernière, nous avions visé une centaine de participants et nous en avons eu 350, dont 200 ayant complété le questionnaire final : ce qui est très positif.

88 % déclarent avoir réduit ou arrêté leur consommation de sucres ajoutés. Et 14 % du panel ont ressenti une envie impérieuse, ce qui pourrait laisser penser à l’existence d’une addiction au sucre.

Six mois plus tard, 45 % des sondés continuaient à consommer « beaucoup moins » qu’avant, et 38 % « un peu moins ».

Comme en juin, nous en avons perdu 150 en route, nous nous doutons que ce n’est pas un défi facile, mais le collectif et le partage peuvent être un atout supplémentaire pour réussir. »

L’opération est soutenue par l’Association européenne des patients hépatiques (ELPA) et l’Association nationale des hépatogastro-entérologues des hôpitaux généraux (ANGH).

Deux rendez-vous à venir en Haute-Vienne À Bellac :

Vendredi 31 mai, de 10h à 17h, l’association SOS Hépatites et l’hôpital intercommunal du Haut-Limousin animeront un stand de sensibilisation aux sucres ajoutés dans la galerie du supermarché Carrefour Market. À Ambazac :

Dimanche 23 juin, à 15h30, l’association SOS Hépatites et Maladies du Foie organise un goûter sans sucre au jardin Bourbon pour les familles.

Le combat de Mathilde, en Haute-Vienne, contre la NASH ou « maladie du soda »

 
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