le jour où George Lucas a découvert la musique de Star Wars – Actus Ciné

le jour où George Lucas a découvert la musique de Star Wars – Actus Ciné
le jour où George Lucas a découvert la musique de Star Wars – Actus Ciné

Futur lauréat d’une Palme d’honneur, George Lucas est revenu sur son parcours lors d’une masterclass au 77ème Festival de Cannes. Et il a évidemment parlé de la saga « Star Wars ».

La Force était sur la Croisette ce vendredi 24 mai 2024. Celle du Nouvel Hollywood, quelques jours après l’arrivée de son acolyte Francis Ford Coppola, qui présentait sa Mégalopole en Compétition. Et bien sûr celle de la saga Star Wars qu’il a créée avant de présenter les épisodes II et III dans le sud de la France.

Avant de recevoir une Palme d’honneur lors de la cérémonie de clôture, George Lucas a donné une masterclass au Festival de Cannes. Pendant un peu moins de 90 minutes, celui qui a révolutionné l’industrie hollywoodienne et la pop culture est revenu sur les grands moments de sa carrière. Et voici quelques extraits, 100% Star Wars.

Quand il a découvert le thème Star Wars

Tous les fans de la saga vous le diront : le thème Star Wars est une Source inépuisable d’émerveillement et de sensations fortes. Mais comment George Lucas a-t-il réagi la première fois qu’il l’a entendu ?

J’ai aimé ! Je parlais à Steve – Steven Spielberg – en lui disant que tout dans le film rappelait les feuilletons des années 30 et qu’ils utilisaient de la musique classique. Je voulais la même chose, citant “Pierre et le loup” comme modèle : je voulais que chaque personnage ait son propre thème, qu’il ait un orchestre et non les synthétiseurs de l’époque.

Je voulais une musique des années 30, parce que je faisais un film des années 30. Quand cela a été accepté, Steven m’a parlé de John Williams, mais je pensais qu’il ne faisait que du jazz. Il a répondu que personne ne le connaissait alors comme compositeur classique, mais qu’il pouvait l’être. Nous avons enregistré aux studios Abbey Road en Angleterre et quand je l’ai entendu pour la première fois avec un orchestre – ce qui n’était pas le cas avant – j’ai dit “Oh mon Dieu !”

Et c’est ce que tout le monde ferait en entendant cette partition. Parce que je crois fermement que le son représente la moitié du film. Et celle qui coûte le moins cher : vous obtenez 50 % du résultat pour environ 25 % du coût total. Les gens n’ont pas toujours beaucoup réfléchi à la conception de la bande originale, mais moi oui.

Quand il a obtenu les droits des suites de Star Wars

Ce n’était rien pour eux. Ils n’aimaient pas le film, le trouvaient terrible et stupide, alors ils ne se souciaient pas des droits sur une suite. Ils pensaient que le studio allait être revendu, et que personne ne leur en voudrait, d’autant plus qu’ils imaginaient que ça ne marcherait pas.

J’ai dû me battre pendant deux, trois ou quatre ans pour faire chaque film

En fin de compte, le secret de tout cela est la persévérance. J’ai dû me battre pendant deux, trois ou quatre ans pour réaliser chaque film. J’ai continué à pousser, à pousser, à pousser et je n’ai pas abandonné parce que j’étais passionné par le film et que je ne me souciais pas vraiment de l’accord. Ce qui m’importait, c’était de pouvoir réaliser le film. Comme à l’école de cinéma, c’était notre seule passion.

Quand il a vendu les droits de Star Wars à Disney

Un monde dans lequel Star Wars n’existait pas ? Eh bien, c’est presque arrivé (des rires) Quand j’ai vendu mon entreprise [Lucasfilm, en 2012, ndlr], je lui ai expliqué que je venais d’avoir une petite fille, que je m’étais mariée et que ma vie avait changé. J’avais 69 ans et je savais qu’il me faudrait une dizaine d’années pour faire ces films, je ne me voyais pas faire ça à 79 ans.

Il était temps de le remettre et de laisser quelqu’un d’autre le prendre. Même si j’étais tout le temps sur le tournage de L’Empire contre-attaque à l’époque, parce que j’étais le seul à savoir ce qu’était Star Wars, Irvin Kershner était un bon ami et je jouais le rôle de consultant, de conseiller. Celui qui connaissait l’univers.

Ils ne savaient pas ce qu’était la Force, par exemple. D’autres films sont sortis lorsque j’ai vendu la société, et certaines de mes idées se sont perdues en cours de route. Mais c’est la vie. Si vous abandonnez, vous abandonnez.

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Cannes le 24 mai 2024

 
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