La drag queen Léona Winter en lice pour le concours télévisé « Drag Race »

La drag queen Léona Winter en lice pour le concours télévisé « Drag Race »
La drag queen Léona Winter en lice pour le concours télévisé « Drag Race »

l’essentiel
Léona Winter, de son vrai nom Rémi Solé, est une artiste reconnue dans le monde des drag queens. Basée à Narbonne, elle est candidate à « Drag Race 3 », un concours organisé par France 2 qui sera diffusé à partir du 31 mai.

Léona Winter est une drag queen française originaire de Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Elle vit désormais à Narbonne et, à 29 ans, elle a déjà un sacré parcours artistique. Elle est notamment la gagnante de l’émission chilienne « The Switch Drag Race » en 2018 et la première drag queen à avoir participé au concours « The Voice » jusqu’en demi-finale sur TF1 en 2019. En 2021, son personnage et son baryton -la voix de contre-ténor a fait des ravages lors de « Queen of the Universe », un concours international de chant drag-queen. Le palmarès de Léona Winter est loin d’être exhaustif. Désormais, la reine revient à la compétition en participant au concours « Drag Race 3 » diffusé à partir du 31 mai par France 2.

Tous les vendredis

La compétition Drag Race France est une adaptation de l’émission de télévision américaine « RuPaul’s Drag Race » (RuPaul étant l’une des drag queens les plus célèbres au monde). Les drag queens en compétition sont soumises à des défis dans tous les domaines : chant, mode, humour, etc. Le défi permet de sélectionner la reine du drag français qui remportera notamment une couronne ainsi qu’un sceptre aux couleurs nationales orné de plus de 5 000 cristaux et perles pour une valeur de 40 000 €. La saison 3 de “Drag Race” sera diffusée à partir du vendredi 31 mai, d’abord sur france.tv à 19h, puis tous les vendredis à 22h55 sur France 2.

Léona Winter, vous avez déjà un parcours riche et vous êtes une artiste accomplie. Pourquoi participer à un nouveau concours télévisé ?

C’est vrai que j’ai eu la chance de participer à de nombreux concours et expositions internationales où j’étais bien placé. J’ai commencé le drag très jeune et tout est allé très vite, peut-être grâce à ma spécialité en chant et parce que je parle couramment espagnol. J’apprécie cette chance de pouvoir vivre de mon art et de ma passion, même si j’ai travaillé très dur pour cela. Mais « Drag Race » est une compétition différente : chanter n’est pas une condition obligatoire, on cherchera plutôt l’essence du drag en tant que telle. Et j’ai encore des choses à prouver ! En tant qu’artiste, vous ne cessez jamais d’apprendre et d’évoluer. Il n’y a pas de limite à la création et c’est ma nourriture spirituelle. Je veux aussi me redécouvrir : les gens me voient souvent comme une diva belle et gentille, mais je veux prouver que je peux être une autre Léona.

Les émissions télévisées comme « Drag Race » sont un tremplin pour les artistes. Contribuent-ils également à changer les opinions sur les drag queens et la communauté LGBT ?

Il était grand temps qu’une compétition comme Drag Race soit diffusée à la télé, et sur France 2, qui est une chaîne publique, c’est encore plus merveilleux ! Au-delà d’être un art à part entière, le drag devient un sujet de société qui fait réfléchir, surtout pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’être éduqués sur cette forme artistique et les combats que nous menons.

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Quelles sont ces batailles que vous menez ?

Chaque drag queen a un combat qui lui tient à cœur. Mais le plus beau, c’est de pouvoir être qui on veut et qui on est, sans maquillage. C’est drôle de dire ça pour une drag queen ! Mais pouvoir exister avec ses propres couleurs sans se soucier de ce que diront les gens est le plus beau des combats. Être soi-même est la base de toute notre existence. Et ce message s’adresse à tout le monde, pas seulement à la communauté LGBT. Ma propre mère m’a dit que me voir sur scène l’avait libérée de la pression que ses parents lui mettaient lorsqu’elle était enfant.

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Pourtant, cela n’a pas dû être facile de se révéler drag queen…

Je suis née à Céret et j’ai grandi à Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées-Orientales, et ce n’était pas tous les jours facile. J’ai subi pas mal de harcèlement à l’école et le plus difficile a été de gérer les attaques et les moqueries. Mais j’ai eu la chance d’être entouré de ma famille et je me suis battu avec mes armes : être bon dans mes études et épater par mon activité artistique. Le tournant s’est produit lors d’une soirée en Espagne lorsque je suis monté sur scène. J’avais 18 ans et les femmes devaient s’habiller en hommes tandis que les hommes s’habillaient en femmes. J’ai compris que les gens pouvaient me regarder avec des étoiles dans les yeux et pas comme le vilain petit canard. Devenir Léona, une entité avec laquelle je pouvais être moi-même, a été libérateur.

 
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