Les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent augmenter le risque d’insuffisance cardiaque

Les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent augmenter le risque d’insuffisance cardiaque
Les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent augmenter le risque d’insuffisance cardiaque

Au moins 200 000 personnes sont concernées en France. Les maladies inflammatoires de l’intestin (MII), principalement la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, sont caractérisées par une inflammation de la muqueuse d’une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal.

Le plus souvent diagnostiquées entre 20 et 30 ans, ces maladies, déjà très handicapantes au quotidien, peuvent provoquer le développement de pathologies plus graves comme la sténose ou le cancer colorectal. Mais aussi des maladies éloignées des intestins, notamment cardiovasculaires : selon une étude observationnelle publiée dans laJournal européen du cœurles personnes atteintes d’une MII sont particulièrement susceptibles de souffrir d’insuffisance cardiaque dans les années suivant le diagnostic.

Maladie inflammatoire de l’intestin et risque accru d’insuffisance cardiaque

L’étude en question nous vient de Suède. Les cas de maladies inflammatoires de l’intestin y sont fréquents, comme dans de nombreux pays d’Europe du Nord et de l’Ouest. Une équipe internationale de chercheurs du Karolinska Institutet a analysé le risque d’insuffisance cardiaque chez plus de 80 000 patients atteints de MII (maladie de Crohn, colite ulcéreuse, MII non classée) par rapport à 400 000 personnes de la population générale, dans le cadre de l’étude ESPRESSO (Epidemiology Strengthened by histoPathology Reports in Suède).

Il a été constaté que les personnes atteintes de MII ont un risque accru de 19 % de développer une insuffisance cardiaque (IC) jusqu’à vingt ans après le diagnostic, quel que soit le type de MII. Cela correspond à un cas supplémentaire d’IC pour 130 patients atteints de MII au cours de ces deux décennies. Sans surprise, le risque le plus élevé d’IC a été observé chez les patients plus âgés, ceux ayant un niveau d’éducation modeste et ceux souffrant d’une maladie cardiovasculaire préexistante au moment du diagnostic.

Le rôle de la génétique sur le risque d’insuffisance cardiaque ?

“Les soignants et les patients doivent être conscients de ce risque accru, et il est important que la santé cardiovasculaire soit correctement surveillée”, » déclare l’auteur principal de la recherche, Jiangwei Sun, dans un communiqué. Nous espérons que nos résultats sensibiliseront les professionnels de la santé au risque accru d’IC chez les personnes atteintes de MII et contribueront à de nouvelles lignes directrices pour la gestion des maladies cardiovasculaires chez les patients atteints de MII.

Les chercheurs ont également analysé le risque d’IC chez les patients atteints de MII par rapport à leurs frères et sœurs sans maladie intestinale. Il apparaît que parmi ces derniers, le risque n’a été « que » augmenté de 10 %, ce qui laisse penser que “La génétique et les facteurs environnementaux partagés au sein des familles peuvent jouer un rôle.” « Nous ne savons pas s’il existe un lien de causalité, mais nous continuerons à explorer l’influence de ces facteurs, ainsi que le rôle des médicaments contre les MII et du mode de vie sur le risque d’IC. »concluent les auteurs de l’étude.

 
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