liberté, hilarité, sororité

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Où il s’agit de Mohammad Rasoulof qui présentera bien son film à Cannes, de la mémoire de l’apartheid, des films qui nous agacent, nous bouleversent ou nous font rire, et des femmes qui ne se tairont plus.

La réalisatrice Ariane Labed (deuxième à gauche) et ses actrices Mia Tharia, Pascale Kann et Rakhee Thakrar, lors du photocall de « Septembre dit », le 22 mai à Cannes. Photo Sameer Al-Doumy/AFP

Par Emma Defaud

Publié le 22 mai 2024 à 17h51

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Nouvelles

À la traîne sur la Croisette ? Le milieu de la deuxième semaine semble marquer une pause avant un sprint final, qui débute ce mercredi soir avec la projection hors compétition de Comte de Monte-Cristo, avec Pierre Niney, et continue son « moment français » demain avec le film choral de Gilles Lellouche, Amour ouf. Entre temps, l’actualité prend une tournure plus internationale.

Mohammad Rasoulof sur place. Le cinéaste sélectionné en compétition avec Graines de figuier sauvage avait réussi à fuir l’Iran début mai, malgré la confiscation de son passeport et l’application imminente de sa peine de cinq ans de prison (à laquelle s’ajoutaient des coups de fouet, une amende et la réquisition de ses biens). Thierry Frémaux a confirmé qu’il serait à Cannes vendredi pour défendre son film. La projection du long métrage de l’Iranien, le dernier jour de la compétition, ne doit rien au hasard : il est encore en train de le finaliser.

Le sport aurait mérité le cinéma. Le film officiel des JOP 2024 ne sera pas l’œuvre de cinéastes. Après avoir gravi les marches hier à Cannes avec d’autres médaillés olympiques, Tony Estanguet a annoncé que sa réalisation avait été confiée aux documentaristes Jules et Gédéon Naudet. Un format consensuel plutôt que celui d’un vrai look cinéma.

Solidarité sororale. Elle aimerait que Cannes soit « un endroit où l’on se serre les coudes, où la fraternité nous donne de la force ». Ariane Labed s’adapte Sœurs, par Daisy Johnson, devenue Dictons de septembre et présenté dans la section Un certain regard. L’actrice-réalisatrice a posé ce mercredi en compagnie de son équipe les mains sur la bouche, comme, la semaine dernière, l’équipe de Judith Godrèche qui faisait une pause en haut des marches pour signifier le « silence » des femmes victimes de violences.

La résurrection d’Ernest Cole. Photographe noir sud-africain de l’apartheid, Ernest Cole est connu pour son livre Maison de la Servitude (1967), voyage dans les horreurs quotidiennes de son pays. Le cinéaste haïtien Raoul Peck lui consacre un documentaire. Découvrez quelques-unes de ses photos et son histoire.

Les critiques du jour

Parthénopepar Paolo Sorrentino ► Le film suit sur plusieurs décennies le destin d’une femme brillante et fascinante, personnification de Naples. Un long métrage au parfum de mélancolie frelatée qui multiplie les plans gratuits.

En compétition. En attente de la date de sortie.

Anorapar Sean Baker ► Une jeune escort girl espère épouser le fils d’un oligarque russe, mais ce dernier envoie ses acolytes faire dérailler l’union. Un tourbillon souvent hilarant, quoique un peu long, porté par la révélation Mikey Madison.

En compétition. En attente de la date de sortie.

Marcello miopar Christophe Honoré ►Chiara Mastroianni, dans son propre rôle, se transforme en son père Marcello… Christophe Honoré nous réchauffe le cœur et reprend de l’ampleur avec ce fantasme aussi drôle que poétique.

En compétition. Dans les théâtres.

Mariepar Jessica Palud ► La carrière de Maria Schneider a été à la fois lancée et interrompue par la scène de sodomie non consensuelle en Dernier Tango à Paris. Ce film reconstitue avec empathie plusieurs moments clés de son parcours tragique.

Première cannoise. Sortie le 19 juin.

Fil, de Daniel Auteuil ►Un père est accusé d’avoir assassiné sa femme alcoolique. Maître Monier, désigné pour dépanner un confrère, reprend l’affaire pour laquelle il va se passionner. Le meilleur film de Daniel Auteuil, adapté d’une histoire vraie.

Séances spéciales. Sortie le 11 septembre.

La vidéo du jour

photo du jour

Anamaria Vartolomei joue quinze ans de la vie de Maria Schneider dans le film de Jessica Palud, « Maria », présenté à Cannes Première.

Anamaria Vartolomei joue quinze ans de la vie de Maria Schneider dans le film de Jessica Palud, « Maria », présenté à Cannes Première.

Anamaria Vartolomei joue quinze ans de la vie de Maria Schneider dans le film de Jessica Palud, « Maria », présenté à Cannes Première. Photo Yann Rabanier pour Télérama

 
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