« En tant que société, nous n’aurions pas dû y aller »

« En tant que société, nous n’aurions pas dû y aller »
« En tant que société, nous n’aurions pas dû y aller »

Stéphanie Lavoie, résidente de Drummondville, atteinte de la maladie de Lyme et qui a eu recours à l’aide médicale à mourir, n’est pas un cas isolé même si cette pathologie cause quotidiennement d’intenses souffrances à de nombreuses personnes.

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Selon la directrice générale de l’Association québécoise de la maladie de Lyme, Caren Leblanc, le fait que cette maladie soit peu connue a contribué à la détérioration de l’état de santé de Mme Lavoie.

«C’est triste», a déclaré Mme Leblanc, en entrevue à TVA Nouvelles. En tant que société, nous n’aurions pas dû y arriver avec une maladie qui est une infection. Son état a été longtemps nié par le système médical et elle n’a donc pas pu recevoir de traitement à temps. Je suis donc vraiment désolé que cela se soit produit.

De nombreuses personnes souffrent de cette maladie et se retrouveront dans cette situation si leur cas n’est pas pris en charge à temps.

«Malheureusement, c’est le sort de plusieurs personnes atteintes de la maladie de Lyme», affirme le directeur général de l’Association québécoise de la maladie de Lyme. C’est une maladie difficile à reconnaître, les tests sérologiques ne sont pas fiables. Il faut poser le diagnostic clinique, mais tous les médecins ne le savent pas.

«Quand on a la maladie depuis longtemps, on a besoin d’autres types de soins qu’un simple mois d’antibiotiques», ajoute-t-elle. C’est un traitement qui n’est pas reconnu au Québec, alors on attend souvent pour obtenir ces soins.

Ce n’est pas non plus le premier cas où une personne atteinte de la maladie demande l’aide médicale à mourir.

«Il y en a eu quelques-uns», explique-t-elle. Cela provoque d’atroces souffrances, d’atroces problèmes dans la vie. Parfois, nous n’avons plus les ressources nécessaires pour survivre à cette maladie.

«Nous avons un groupe de soutien sur Facebook où plusieurs personnes sont hypothéquées comme ça, qui ont perdu beaucoup de capacités dans leur vie», poursuit-elle.

Mme Leblanc dit toutefois espérer qu’à l’avenir, nous pourrons assister à une réduction des cas extrêmes de ce genre, mais seulement si des actions concrètes sont prises.

« Nous travaillons fort pour qu’il y ait davantage de solutions au Québec pour la maladie de Lyme. Je crois qu’à l’avenir, les soins seront meilleurs, mais il reste encore beaucoup de travail à faire en termes de recherche, d’éducation et de formation avant que cela ne se produise.

Regardez l’interview complète dans la vidéo ci-dessus.

 
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