Une nouvelle recherche de la NOAA révèle un impact surprenant du pollen sur la météo

Une nouvelle recherche de la NOAA révèle un impact surprenant du pollen sur la météo
Une nouvelle recherche de la NOAA révèle un impact surprenant du pollen sur la météo

Le Global Systems Laboratory de la NOAA est le pionnier d’un modèle américain de prévision du pollen qui non seulement prédit les niveaux de pollen influencés par les conditions météorologiques, mais évalue également l’impact du pollen sur les conditions météorologiques. Ce modèle, qui fait partie du système RAP-Chem, vise à aider les personnes allergiques à gérer leur état plus efficacement en fournissant des alertes avancées et des données en temps réel. Crédit : Issues.fr.com

NOAA développe un modèle innovant de prévision du pollen pour aider plus de 80 millions d’Américains souffrant d’allergies saisonnières. Ce modèle prédit comment la météo affecte les niveaux de pollen et vice versa, atténuant potentiellement les symptômes d’allergie grâce à une meilleure préparation.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, plus de 80 millions d’Américains souffrent d’allergies saisonnières dues au pollen en suspension dans l’air. Les coûts médicaux associés dépassent les 3 milliards de dollars par an, dont près de la moitié sont imputables aux médicaments sur ordonnance.

Le pollen est un irritant pour l’égalité des chances, en particulier au printemps, en été et en automne, lorsque le pollen des arbres, des graminées et des mauvaises herbes soufflé par le vent peut atteindre ses niveaux les plus élevés. Des prévisions précises du pollen pourraient permettre aux personnes atteintes de réduire leur exposition, à l’instar des précautions prises les jours où les niveaux d’ozone sont élevés.

« Grâce aux prédictions en temps réel du pollen et de son transport, les gens peuvent ajuster leurs activités de plein air, leurs médicaments et prendre des précautions pour assurer leur bien-être. »

Jordan Schnell, scientifique du CIRES travaillant au Global Systems Laboratory de la NOAA

La connexion pollen-météo

Au cours des deux dernières années, des chercheurs du Global Systems Laboratory (GSL) de la NOAA ont développé la première prévision pollinique de ce type aux États-Unis. Les prévisions peuvent prédire à la fois l’impact des conditions météorologiques sur les concentrations de pollen et la manière dont les charges de pollen influenceront les conditions météorologiques.

Le modèle expérimental génère des prévisions polliniques depuis l’été 2022 et fonctionne de manière similaire aux prévisions polliniques commerciales.

“Le pollen et les allergies associées occupent une place importante dans la vie quotidienne des gens”, a déclaré le chercheur Jordan Schnell, du CIRES travaillant au GSL. « Grâce aux prédictions en temps réel du pollen et de son transport, les gens peuvent ajuster leurs activités de plein air, leurs médicaments et prendre des précautions pour assurer leur bien-être. »

RAP-Chem : un modèle météorologique qui prédit la qualité de l’air

La prévision du pollen est un module du système expérimental de prévision météorologique et chimique atmosphérique Rapid-Refresh Chemistry (RAP-Chem). RAP-Chem est un système de prévision couplé de la météo et de la qualité de l’air de nouvelle génération qui simule la chimie et le transport des phases gazeuses et des aérosols. Une fois par jour, le modèle produit une prévision sur 48 heures de l’ozone, de la fumée, de la poussière et d’autres paramètres liés à la qualité de l’air et à la chimie atmosphérique, y compris le pollen.

Le printemps est dans l’air – et dans vos yeux

RAP-Chem simule l’influence des conditions météorologiques sur les concentrations de pollen, telles que les variations quotidiennes des émissions de pollen et leur abondance dans l’air. Le pollen est émis pendant la journée, principalement à cause des vents simulés par le modèle. La nuit, les émissions s’arrêtent et les concentrations de pollen diminuent à mesure que les particules se déposent au sol.

La pluie a également tendance à purifier l’air et à réduire la quantité de pollen, bien que les courants descendants froids créés par les orages puissent concentrer les particules de pollen, aggravant les démangeaisons oculaires ou l’asthme. L’humidité et même la foudre peuvent briser les particules de pollen en fragments plus petits, les rendant plus faciles à inhaler et modifiant leur capacité à influencer les conditions météorologiques.

Contrairement à d’autres modèles, RAP-Chem prend également en compte l’influence que peuvent avoir le pollen, la poussière et la fumée sur les conditions météorologiques. Les grains de pollen, comme d’autres particules en suspension dans l’air, peuvent diffuser la lumière du soleil, servir de graines pour former des nuages ​​et affecter la température, la visibilité et les précipitations.

Relier les points

Les chercheurs de la NOAA travaillent actuellement avec des acteurs de la santé publique comme le CDC pour voir s’il existe une corrélation entre les prédictions passées de RAP-Chem à haute teneur en pollen et les patients recherchant un soulagement des allergies. Cela permettra de valider le modèle de prévision, étape nécessaire pour devenir un produit de prévision officiel.

Pour savoir comment générer une prévision de pollen RAP-Chem, visitez la page Global Systems Laboratory.

 
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