il y a des odeurs de France à Cuba ces jours-ci

il y a des odeurs de France à Cuba ces jours-ci
il y a des odeurs de France à Cuba ces jours-ci

La Havane, en plus d’être une ville enchanteresse, est une capitale éminemment culturelle. Ce mois-ci, la culture française est à l’honneur. Rappelons que la Révolution française a grandement influencé le mouvement indépendantiste cubain du XIXe siècle. D’ailleurs, le bleu-blanc-rouge du drapeau cubain s’inspire du drapeau français qui affiche les mêmes couleurs.

Il y a quelques jours, nous donnions le coup d’envoi de la 8e édition du Mois de la culture française à Cuba, qui durera jusqu’au 31 mai, avec un clin d’œil aux futurs Jeux Olympiques qui se tiendront prochainement. dans la capitale française. Au programme, des concerts, de la danse, des expositions – dont l’une s’appelle « Paris mon humour » et comprend 35 dessins et caricatures sur le thème du sport et des JO –, des projections de films, des rencontres avec des artistes et des écrivains, et d’autres activités culturelles. Nous avions même annoncé une rencontre avec l’écrivain cubain Leonardo Padura, auteur prolifique publié en France par…, le 28 mai.

Dans les locaux du Festival international du nouveau cinéma latino-américain, l’exposition « Besos robados a la mémoire du monde » (Baisers volés à la mémoire du monde), clin d’œil au film de François Truffault qui a été projeté sous les étoiles, dans les jardins de la Maison du Festival du nouveau cinéma latino-américain, dans le quartier du Vedado.

Photo Jacques Lanctôt

L’exposition comprend une sélection d’une trentaine d’affiches de films (ou coproductions) français projetés à Cuba entre 1965 et 1980. Ici à Cuba, chaque fois qu’un film étranger est projeté, on fait appel à un artiste ou graphiste cubain pour créer une nouvelle affiche. Pas question de recourir à une œuvre extérieure. C’est la caractéristique d’un pays souverain qui défend ses artistes et ses créateurs. D’ailleurs, il faut plus que la tête de Catherine Deneuve ou de Bourvil pour attirer les spectateurs, car la majorité des artistes français sont méconnus. Les graphistes doivent donc redoubler d’ingéniosité pour « vendre » le film au public cubain, qui se reconnaîtra dans l’affiche.

Festival international de théâtre pour enfants et jeunes publics

Pour la deuxième fois en trente ans, Cuba a été choisie pour accueillir le XXIe Congrès mondial de l’Association internationale du théâtre pour enfants et jeunes (ASSITEJ) — qui se réunit tous les trois ans — et le Festival international des arts du spectacle pour enfants et jeunes, qui se déroulera du 24 mai au 1er juin, sous le thème « Des voix pour un nouveau monde ». Plusieurs œuvres théâtrales seront présentées, provenant entre autres d’Espagne, d’Argentine, d’Italie, de Colombie, du Costa Rica, de France et de Cuba. Mais aucun du Québec. Moi qui ai publié, lorsque j’étais éditeur, bon nombre de pièces pour enfants et jeunes publics, de Suzanne Lebeau et du Théâtre Petit à Petit (PAP) entre autres, je suis déçue que le Québec ne soit pas représenté à cet événement, malgré le vigueur de son théâtre jeunesse. Nul doute que l’ASSITEJ-Canada sera présente au Congrès, mais cela n’explique pas l’absence du Québec dans le volet Festival des arts du spectacle. Encore un exemple où le Québec gagnerait à être un pays souverain pour se représenter, sur la scène internationale, sans l’aide du « grand frère », qui lui fait plutôt de l’ombre. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

 
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