Parkinson, Alzheimer… l’agence du médicament suspend la publicité d’un produit lié à des essais cliniques sauvages

Parkinson, Alzheimer… l’agence du médicament suspend la publicité d’un produit lié à des essais cliniques sauvages
Parkinson, Alzheimer… l’agence du médicament suspend la publicité d’un produit lié à des essais cliniques sauvages

Pour justifier sa décision, l’établissement de sécurité sanitaire invoque des « risques sanitaires ». L’Agence nationale du médicament (ANSM) a annoncé jeudi avoir décidé de suspendre la publicité et l’exploitation d’un patch lié aux essais cliniques sauvages menés sur des centaines de patients atteints de Parkinson et d’Alzheimer.

En septembre 2019, l’ANSM a découvert cet essai illégal grâce à une inspection de contrôle. L’expérimentation consistait à appliquer sur des patients des patchs contenant deux molécules, appelées valentonine et 6-méthoxy-harmalan, dans l’espoir de traiter plusieurs maladies neurologiques (Parkinson, Alzheimer, troubles du sommeil, cancers, SIDA, sclérose en plaques, etc.).

Ces molécules, proches de la mélatonine, hormone fréquemment utilisée pour mieux dormir, sont déconseillées à certaines populations en raison d’effets secondaires. Selon l’ANSM, plus de 350 patients ont été concernés par ces essais cliniques menés illégalement par une structure appelée Fonds Joséfa, qui se sont déroulés en partie dans une abbaye près de Poitiers.

Le fonds Joséfa était présidé par le professeur Jean-Bernard Fourtillan, également directeur de la Société d’exploitation de la Valentonine (Sodeval SAS), à l’origine du brevet sur le patch cutané.

Pas d’autorisation de mise sur le marché

“Nous prenons une décision de politique sanitaire pour empêcher l’exploitation et la publicité du produit ImuPatch par la société Sodeval”, a indiqué l’ANSM sur son site. La publicité pour ce médicament, notamment par le biais de collectes de fonds, n’est donc plus autorisée.

Cette décision fait suite à la promotion de ce patch sur le site internet de l’entreprise, ses réseaux sociaux et à l’envoi de mailings massifs « où le produit est présenté de manière infondée comme ayant des vertus ». révolutionnaire préventif et curatif pour la santé » pour de nombreuses maladies, de la maladie de Parkinson à la maladie d’Alzheimer, en passant par le SIDA et le cancer, a expliqué l’agence du médicament.

Or, aucune autorisation de mise sur le marché, ni même aucune autorisation préalable de publicité, pourtant prévue par le code de la santé publique, n’a été accordée par l’ANSM à la société Sodeval pour le produit Imupatch, a-t-il précisé. elle a souligné.

L’absence de garantie quant à l’origine, la qualité, l’efficacité et la sécurité de ce patch en dehors du circuit pharmaceutique représente des risques pour la santé, notamment pour les personnes souffrant de pathologies graves et qui doivent être prises en charge par des professionnels de santé. traitements éprouvés, a ajouté l’agence.

L’Agence nationale du médicament (ANSM) a fait appel en 2023 au Conseil d’État après l’annulation d’un arrêt interdisant les essais cliniques sauvages du fonds Joséfa. Un recours rejeté par le Conseil d’État.

 
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