« Avec mon père, je souffrais du syndrome de Stockholm »

« Avec mon père, je souffrais du syndrome de Stockholm »
« Avec mon père, je souffrais du syndrome de Stockholm »

Alors qu’elle se plonge dans l’écriture de son premier roman, « Abusés », publié chez Robert Laffont en 2021, Anne Parillaud a été rattrapée par son inconscient. L’interprète de l’inoubliable tueuse à gages Nikita s’est rendu compte qu’elle avait été victime d’inceste durant son enfance. Et pire encore, qu’elle ait été victime d’une forme de syndrome de Stockholm qui l’empêche encore, aujourd’hui, de mettre des mots sur l’horreur qu’elle a vécue.

Dans un entretien à Paris Match début mai, Anne Parillaud confiait que, dans son cas, “aimer son bourreau est logique”. “Dès qu’un de vos parents n’est plus une autorité éducative, s’il crée une confusion dans l’amour qu’il vous porte et perturbe les fondements de votre base affective en introduisant de la toxicité, de la perversion et de la sexualité, cela fausse tout le parcours”, dit-elle. explique. « Vous pensez que c’est ainsi que se fait l’amour et que c’est ainsi que vous devriez être aimé. »

« La guérison prend du temps »

Son père, Anne Parillaud, confie qu’elle l’« adorait » et était incapable de le considérer comme « un monstre » malgré les atrocités qu’il lui faisait subir. “Il était mon meilleur ami, mon confident, mon guide, voire mon premier Pygmalion… Il était tout pour moi”, assure-t-elle, précisant qu’il est décédé au moment où elle se plongeait dans l’écriture d'”Abused” et donc avant qu’elle en prenne conscience. de ce qu’il lui avait fait, empêchant toute conversation entre eux.

Elle poursuit : « Je l’ai aimé jusqu’au bout, croyant que c’était une bonne personne. D’autant plus que c’était une personne très cultivée, qui avait sa propre philosophie, défendant des théories, remettant en question la morale, pensant que, à partir du moment où un père aime son enfant, il était le plus légitime pour lui transmettre la sensualité. »

Je l’ai aimé jusqu’au bout, croyant qu’il était une bonne personne.

Anne Parillaud sur son père, qui l’a maltraitée durant son enfance

« Après, il faut des électrochocs pour effacer ces idées et rétablir les repères », reconnaît Anne Parillaud, tout en confiant qu’elle n’est pas encore parvenue à rétablir les siennes.

La suite après cette annonce

«Maintenant, le déni se relâche, mais je n’arrive toujours pas à l’accepter», glisse-t-elle. Petit à petit, j’apprends à nouveau à marcher, à vivre. Mais c’est tout un individu qu’il faut reconstituer. La guérison prend beaucoup de temps à venir : il faut prendre conscience, se déconditionner, puis accepter et enfin vouloir se guérir. Ce sont des étapes distinctes. » Et Anne Parillaud reste, pour le moment, bloquée à la première.

 
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