Catherine St-Laurent se confie au Magazine Clin d’oeil

Actrice de talent, amoureuse de la mode et adoratrice des belles choses, Catherine St-Laurent nous révèle l’éventail des passions qui la définissent, et bien plus encore.

C’est au Juliette Plaza, une nouvelle adresse de la rue Saint-Hubert, que nous nous sommes retrouvés pour un goûter gourmand improvisé. « Cela faisait un moment que j’avais envie d’essayer l’endroit », explique Catherine St-Laurent en s’asseyant sur un tabouret à côté de moi. C’est mon copain qui m’a proposé de venir ici : il a beaucoup aimé son expérience.

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

La petite salle est pleine ; l’ambiance est festive et agitée. Catherine semble immédiatement à l’aise et excitée à l’idée d’essayer ce nouveau menu. A mesure que les assiettes arrivent, les yeux pétillants de l’actrice savourent les belles présentations. Pas étonnant, sachant que son profil Instagram est lui-même parsemé de recettes alléchantes et de grandes tables dignes d’un magazine de cuisine.

«Je suis une personne plurielle», affirme Catherine, que l’on connaît entre autres à l’écran dans le rôle du sergent-détective Noélie St-Hilaire dans la série acclamée Arrondissement 31. Architecte, danseuse, créatrice de mode, telles sont quelques-unes des ambitions avec lesquelles elle flirtait lorsqu’elle était enfant. La fibre créative était certainement en elle dès son plus jeune âge.

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Partagez vos petits plaisirs

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

Passionnée par de multiples domaines liés à la beauté et aux arts, elle utilise ses réseaux sociaux pour promouvoir ses différents intérêts. «J’aime la mode, le design, la beauté. Pour moi, ce sont toutes des facettes de ma vie qui sont très importantes et qui, grâce aux réseaux sociaux, peuvent devenir plus que de simples loisirs. Qu’elle propose à ses abonnés une vidéo une marque ou qu’elle publie une photo pour son simple plaisir, Catherine veille à ce que le contenu qu’elle présente corresponde à ses valeurs et à ses goûts. « Il faut toujours que cela corresponde à ce que j’aime. C’est ma règle.

C’est avec cette même règle qu’elle aborde son métier de comédienne. « Plus je vieillis, plus mes critères s’affinent lorsqu’il s’agit de sélectionner un projet », explique-t-elle. Maintenant, je m’autorise à faire des choix, même si cela implique de ne pas travailler pendant longtemps. »

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

Elle est consciente que cette philosophie peut décourager certains diffuseurs qui pourraient croire qu’elle restreint son champ de jeu en ne multipliant pas les projets. Mais savoir ce qu’elle peut apporter à une œuvre est essentiel pour Catherine, qui cherche toujours à faire des propositions claires et réfléchies en adéquation avec ses personnages. « On nous propose des rôles dans l’espoir que nous nous y jetterons comme la misère sur les pauvres. C’est peut-être un caprice qui me pousse à refuser des opportunités, mais il est essentiel pour moi de savoir dans quoi je m’embarque. Je veux connaître un personnage avant même d’auditionner pour lui.

Pour elle, les acteurs ne devraient pas se contenter de moins. « Je veux être entouré de personnes qui partagent mes aspirations. C’est une façon pour moi d’entretenir ma passion, d’éviter de devenir amer, ennuyé ou frustré par mon art. Elle prend la série comme exemple L’air de partir, dont la deuxième saison est présentement en ondes à Télé-Québec. Elle incarne Katrine Duplessis, une jeune adulte atteinte de fibrose kystique, en attente d’une greffe de poumon. Pour préparer son audition, Catherine a créé un mood board pour définir le look de son personnage. « J’adore les costumes, le monde des vêtements », s’exclame-t-elle. Ce sont en fait les boucles d’oreilles qu’elle a achetées pour son audition et qu’elle porte tout au long de la série. “Quand je les ai vus, je me suis dit “ça ressemble à Katrine””, raconte celle qui, au travail comme dans sa vie quotidienne, voit la mode comme un terrain de jeu où elle s’amuse à expérimenter de nouvelles choses.

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

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Une image transparente

Sur ses réseaux sociaux, elle partage avec enthousiasme ce qui la passionne (comme les desserts, le design et la mode danoise !), mais ce n’est jamais sans une petite arrière-pensée : ces publications nuisent-elles à sa carrière ? ‘actrice? “Peut-être que cela contribue indirectement à limiter l’image que les diffuseurs ont de moi, à restreindre leur capacité à me projeter dans un rôle, comme lorsqu’on s’habitue trop à voir un acteur en soi”, estime-t-elle.

« Ici, on met beaucoup les gens dans des cartons », poursuit-elle avant de croquer des tapas dans une assiette que nous avons partagée. « Au Québec, contrairement à ailleurs, nous sommes assez limités lorsqu’il s’agit d’imaginer un casting, ne serait-ce que par les budgets maquillage et costumes. Aux États-Unis, les producteurs transforment les acteurs ; ils les emmènent ailleurs. C’est plus difficile ici, et quand on est catégorisés, c’est dur de prouver qu’on est capable de présenter autre chose, à moins qu’on nous en donne la chance.»

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

« Avant, je cultivais le mythe de l’acteur inconnu et mystérieux qui tentait de rester dans l’ombre, pour que le public croie vraiment aux personnages qu’il incarnait à l’écran. Un acteur qui se cache derrière son interprétation… Mais plus les choses avancent, plus je me dis que je ne vais pas m’empêcher de montrer qui je suis pour essayer, peut-être, de protéger l’avis de quelqu’un quelque part. Je veux pouvoir partager ce qui me rend heureux, et c’est à moi de fixer les limites, pas aux autres.

« C’est la seule chose que je contrôle dans mon travail », note-t-elle sans rire. Brisant avec assurance le cornet rempli de mousse au chocolat qui nous est présenté en dessert, elle compare son environnement au Titanic, dont elle accuse les capitaines d’avoir vu l’iceberg sans avoir changé de cap.

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Une peur pour l’avenir

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

Admettant qu’elle n’a pas la réponse aux problèmes qui touchent sa communauté, Catherine souligne les défis financiers et artistiques associés à la migration des contenus télévisuels vers le Web. « La télévision souffre d’un problème externe : elle perd progressivement des téléspectateurs. Mais il faut aussi regarder les problèmes internes, dénonce-t-elle. Les attentes des diffuseurs sont disproportionnées par rapport aux moyens dont nous disposons. Cela décourage les créateurs et c’est extrêmement problématique. J’ai plus peur pour l’industrie en général que pour moi-même en tant qu’actrice.

“J’ai beaucoup de mal à rêver et à me projeter dans ce contexte.” Sincèrement préoccupée par l’avenir de la télévision et du cinéma au Québec, elle voit les réseaux sociaux comme un espace où elle peut s’épanouir autrement que par son métier de comédienne.

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Direction mode et stylisme Florence O. Durand (Image publique) | direction artistique Elsa Rigaldies

« J’aime m’impliquer pleinement dans tout ce que je fais, que ce soit dans les médias traditionnels ou ailleurs. En 2024, j’essaie d’être davantage aux commandes de mes projets et, pour l’instant, ça s’annonce bien. Catherine, qui veut prendre le temps de bien faire les choses avant de les présenter, ne veut pas dévoiler trop d’indices sur les projets qui l’occupent. « Pour le moment, il y a certaines choses qui sont concrètes, et d’autres un peu moins, donc je ne peux rien révéler. Mais je vois le début d’un nouveau chapitre», dit-elle, enthousiasmée à l’idée de se montrer plus bavarde le moment venu. On attend donc avec impatience de voir l’actrice dans de nouvelles œuvres qui, on le sait déjà, si elles sont à son image, seront lumineuses.

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