Cannes 2024. Quentin Dupieux ouvre le rideau avec « Le Deuxième Acte », un film espiègle sur le cinéma

Cannes 2024. Quentin Dupieux ouvre le rideau avec « Le Deuxième Acte », un film espiègle sur le cinéma
Cannes 2024. Quentin Dupieux ouvre le rideau avec « Le Deuxième Acte », un film espiègle sur le cinéma

Après la cérémonie d’ouverture cannoise, présentée par Camille Cottin, les festivaliers découvriront ce soir, avec une petite longueur d’avance, le nouveau film de Quentin Dupieux, sur les écrans français dès ce mercredi 15 mai.

Le deuxième acte est un regard rétrospectif sur le 7ème art. Bien vu pour l’ouverture du plus grand festival du monde. De quoi détendre un peu, on l’espère, un secteur traversé par les inquiétudes autour de l’intelligence artificielle, et menacé par de nouvelles révélations d’actrices sur les violences sexistes et sexuelles de la part de certains réalisateurs et acteurs.

Le prolifique musicien et cinéaste (treize films en dix-sept ans, dont deux cette année avec Daaaaali) aime brouiller les frontières entre fiction et réalité dans ce nouveau long métrage d’une heure vingt et un.

Son film, dont il n’a pas souhaité parler avant sa sortie, raconte les coulisses d’un tournage. Cette subtile mise en abyme célèbre les longs travellings, interroge l’utilité du cinéma et de l’IA, et ce qu’on peut dire ou ne pas dire, aujourd’hui, pour rester dans les limites du politiquement correct.

Léa Seydoux, Vincent Lindon, Louis Garrel, Raphael Quenard jouent à fond le jeu de l’autodérision en incarnant quatre comédiens aux personnalités similaires à la leur. Ou du moins ceux que nous leur prêtons. Il y a la jolie fille bien née pour qui tout est facile, la star engagée qui se plaint du vide des scénarios qui lui sont proposés, la jolie bouille qui n’est plus si jeune, le prodige fou qui est là pour tout gâcher.

Tous les quatre se filment et s’insultent dans un restaurant de campagne, au milieu de figurants admiratifs dont une silhouette pathétique (un super petit rôle) interprétée par Manuel Guillot (voix off du cinéma français). Les dialogues et les situations sont souvent hilarants.On peut déplorer deux ou trois longueurs à la fin de ce qui s’apparente un peu à un film à sketches mais ce qui est sûr c’est que l’intelligence de Dupieux n’a rien d’artificiel.

 
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