Les « contrôleurs d’élite » du VIH révèlent certains de leurs secrets

Les « contrôleurs d’élite » du VIH révèlent certains de leurs secrets
Les « contrôleurs d’élite » du VIH révèlent certains de leurs secrets

Lorsqu’ils sont infectés par le virus du Sida, les personnes appelées « contrôleurs d’élite » ne développent pas la maladie… C’est cette mystérieuse résistance qui vient d’être élucidée.

Lorsqu’ils sont infectés par le virus du Sida, les personnes appelées « contrôleurs d’élite » ne développent pas la maladie et cette mystérieuse résistance a été en partie élucidée par une étude comparative réalisée sous la double impulsion du Français Daniel Zagury et de l’Américain Robert Gallo, et publiée dans la revue journal Médecine de la communication.

LE Les « contrôleurs d’élite » du VIH sont rares

Connus depuis plus de 30 ans, les « contrôleurs d’élite » sont rares, environ 0,5 % des personnes infectées, et n’ont pas de caractéristiques communes connues. Ils sont séropositifs pour un virus qui semble normal mais à peine détectable. Les spécialistes ont constaté que leur sérum ne contenait pas les concentrations anormalement élevées d’un messager antiviral, l’interféron alpha (IFN-a), présentes chez les patients infectés par le VIH.

Un cercle vicieux

Ils ont ensuite montré que l’IFN-a provoquait une augmentation du co-récepteur du VIH appelé CCR5 à la surface des cellules cibles du virus, les lymphocytes T4. La première ligne de défense antivirale, l’IFN-a, est donc renvoyée par le virus lorsqu’il pénètre dans l’organisme.

Un cercle vicieux commence lorsque le virus induit la libération d’IFN-a, qui favorise davantage d’infections et amplifie la production virale. Le traitement antirétroviral réduit la charge virale dans le sang et la production d’IFN-a, ce qui prévient de nouvelles infections.

Il est temps pour le système immunitaire de réagir

Chez les contrôleurs d’élite, la faible production initiale d’IFN-a donne au système immunitaire le temps de mettre en place une réponse spécifique capable de détruire les premiers lymphocytes T4 infectés. Les contrôleurs d’élite ne présentent en effet pas les premiers symptômes d’infection (comme la fièvre) liés à la très forte production d’IFN-a et leur production limitée d’IFN-a reste à expliquer.

La découverte de ce mécanisme offre néanmoins aux chercheurs une nouvelle piste pour stopper la propagation initiale du virus dans le monde.[…]

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