Comment expliquer la résurgence de maladies anciennes ? – .

Comment expliquer la résurgence de maladies anciennes ? – .
Comment expliquer la résurgence de maladies anciennes ? – .

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La résurgence de maladies « anciennes » comme la rougeole ou la coqueluche démontre les lacunes de la vaccination.

Avec près de 306 000 cas de rougeole recensés dans le monde en 2023 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de malades a augmenté de 79 % sur un an. Parmi eux, 58 000 sont européens. Et la rougeole n’est pas la seule « vieille » maladie qui se développe sur le vieux continent.

Ce mercredi 8 mai, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), a fait état de 60 000 cas de coqueluche, entre 2023 et avril 2024. Soit 10 fois plus qu’en 2022 et 2021. Le mois dernier Santé Publique France (SPF) a appelé à une vigilance accrue après la détection de 70 cas de coqueluche au premier trimestre 2024, contre 39 au total l’an dernier.

Quel bilan à Monaco et dans les Alpes-Maritimes ?

Nous avons eu des cas de rougeole, souvent des cas importés. Il s’agit d’adolescents qui viennent de l’étranger, notamment de Suisse ou des pays de l’Est, et qui présentent des lacunes dans leur vaccination. En voyageant, ils « importent » le virus localement », indique le Docteur Haas, chef du service de pédiatrie-néonatalogie au Centre Hospitalier Princesse Grace de Monaco (CHPG). ” C’est pourquoi il est important de rappeler à la population de Monaco et des Alpes-Maritimes qu’il faut faire le point sur la vaccination »il ajoute.

Dr Haas, Chef du Service de Pédiatrie – Néonatalogie du Centre Hospitalier Princesse Grace de Monaco

Manque de vaccination : un facteur clé dans l’augmentation des infections virales

L’augmentation de ces infections virales est due à des déficits de vaccination. ” Pour plus de 85 % des adolescents ou jeunes adultes touchés par la rougeole, il a été constaté qu’il n’y avait pas d’injection ou qu’une seule », explique le Dr Haas. En France, la vaccination contre la rougeole est obligatoire depuis 2018 pour les nourrissons. Ce qui limite fortement le nombre de patients nés après cette année. Toutefois, le nombre de nourrissons vaccinés nés avant cette date limite est estimé à 78 %. Un taux inférieur à 95%, seuil nécessaire pour éliminer la maladie selon le SPF. ” Cela laisse un certain nombre de personnes non vaccinées exposées à un risque d’infection.confirme le pédiatre.

Il y a probablement un manque de connaissances sur cette maladie. Quand on ne le voit plus, on pense qu’il n’existe plus »

La méfiance à l’égard des vaccins est multifactorielle. Selon le Dr Haas, le manque d’informations sur l’efficacité des vaccins et sur les maladies elles-mêmes en est la principale cause. ” Il y a probablement un manque de connaissances sur cette maladie. Quand on ne le voit plus, on pense qu’il n’existe plus. C’est lorsqu’il y a des épidémies, comme nous le vivons actuellement, que l’on se souvient que non seulement le virus existe toujours mais qu’il peut provoquer des infections parfois très graves. », alerte le médecin. Pour ces derniers, il est essentiel de rappeler que « le bénéfice du vaccin est très clairement supérieur au risque de contracter la maladie, nous avons une expérience à très long terme à ce sujet. »

Vacciner les femmes enceintes pour protéger les nourrissons de la coqueluche

Les victimes les plus graves de la coqueluche sont les nourrissons de moins de 3 mois. Actuellement, un vaccin existe pour eux dès l’âge de deux mois. Mais cela ne les protège que pendant 5 ou 6 mois. ” Depuis plusieurs années, les mamans peuvent se faire vacciner pendant la grossesse. Ce qui la protège, elle et son bébé, dès la naissance”, informe le médecin. ” Il est important, surtout en cette période où la bactérie circule intensément, de vacciner les femmes enceintes pour protéger celles qui sont les plus fragiles : les nouveau-nés.il insiste.

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