Gros Bao, la cantine chinoise dont la ville de Marseille avait besoin

Gros Bao, la cantine chinoise dont la ville de Marseille avait besoin
Gros Bao, la cantine chinoise dont la ville de Marseille avait besoin

En matière de gastronomie chinoise, il serait injuste de dire que Marseille est partie d’une page blanche. Outre de nombreuses adresses de quartier (on pense par exemple au Petit Luchon sur l’allée Léon-Gambetta), un restaurant comme le Shanghai Kitchen, Cours Jean-Ballard, œuvre depuis plusieurs années et à merveille pour le Sichuan. cuisine.

Néanmoins, en installant sa première adresse non parisienne à Marseille, la Famille Bao comble un vide : celui de la cantine asiatique bien implantée, à tendance street food. Dans l’ancienne maison de bombardement Toinou, cours Saint-Louis, au pied du très animé quartier de Noailles, Gros Bao a débuté ses travaux le 3 mai et tournent déjà à merveille. Pour l’instant uniquement en soirée, les déjeuners suivront à partir de mi-mai.

Cependant, la famille Bao ne pratique pas la cuisine sino-vietnamienne si répandue en France. Sans cibler une région particulière, les restaurants du groupe s’inspirent uniquement de la gastronomie chinoise du quotidien. A commencer par le plat qui donne son nom à la petite famille, les bao, ces petits pains farcis cuits à la vapeur dont le personnage du dessin animé Kung-Fu Panda, par exemple, consomme une quantité astronomique. Plus généralement, pour faire évoluer la carte du Gros Bao, «on s’inspire directement de la cuisine qu’on mange tous les jours dans les bouis-bouis (c’est le nom, NDLR), des petits restaurants ouverts sur la rue», précise Céline Chung, la cofondatrice du groupe, elle-même fan absolue des stands culinaires du vieux Shanghai. Une ambiance particulière qu’elle dit retrouver en partie dans le dédale de Noailles, le véritable ventre du centre de Marseille.

Accueil chaleureux et facture raisonnable

A part les baos moelleux, que l’on peut choisir parmi du porc effiloché, du poulet ou en formule végétarienne, qu’est-ce qu’on vient dévorer (ce n’est pas vraiment le genre de table où l’on dîne le petit doigt en l’air) au Gros Bao ? Un soir de mai, on vient déguster quelques spécialités de la maison, présentées sur les smartphones des convives via un QR Code. L’accueil est chaleureux et sans prétention, le service plutôt efficace et, après une assiette de mini-baos porc-gingembre à partager, on se laisse tenter par un poulet pané aigre-doux sauté au wok, un bœuf sauté aux oignons et printemps. oignons. , un peu de riz blanc et de formidables haricots verts façon Sichuan, sautés dans une sauce soja noire fermentée puis généreusement poivrés.

On ne découvre aucune des saveurs des deux plats principaux, véritables marqueurs de la cuisine asiatique servie en France. On sent pourtant dans les assiettes qui nous arrivent une fraîcheur des produits et des partis pris gustatifs francs qui ravissent les papilles (et qui évitent volontiers les excès d’exhausteurs de goût). Gros Bao ne révolutionne pas nos palais, cela n’a jamais été sa prétention, mais fait le travail dans une ambiance pop et joyeuse et avec une facture raisonnable (24 euros par convive ce soir-là). Et on se dit qu’une fois ouvert le midi, le lieu pourrait bien devenir l’une de nos cantines récurrentes.

Gros Bao Marseille, 3, cours Saint-Louis (1er). Sans réservation. Au dîner uniquement jusqu’à mi-mai. Baos : 7,50 ou 8 euros les deux ; plats de 10,50 à 15 euros (riz blanc 3 euros en supplément) ; desserts 6 et 7 euros. Bière (33 cl) de 4,50 à 7 euros, vins de 25 à 34 euros (au verre de 6 à 8 euros) ; boissons gazeuses 4 euros.

 
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