Insectes et maladies propulsés par le changement climatique

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Le changement climatique joue un rôle dans le mouvement et la propagation des espèces exotiques envahissantes et des maladies. Et les impacts sont majeurs, notamment dans les grandes cultures.

Au Canada, les pertes économiques annuelles dans les domaines de l’agriculture et de la foresterie sont estimées à 7,5 milliards de dollars, selon le Conseil canadien sur les espèces envahissantes. Le climat étant un enjeu majeur pour les agriculteurs, le 10e Conférence bio pour tous ! organisée par le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et locale (CÉTAB+) en a fait le sujet de plusieurs conférences les 28 et 29 février
à Victoriaville.

Augmenter le nombre de générations

La chaleur peut favoriser la propagation de maladies et la régénération des insectes, sans compter qu’ils peuvent être transportés sur de plus grandes distances lors d’événements météorologiques extrêmes. « Un insecte qui avait une génération par année et un seul stade larvaire peut désormais générer un deuxième stade larvaire plus tard dans la saison », explique Jean-Philippe Légaré, biologiste et entomologiste au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en protection des végétaux du MAPAQ. L’entomologiste cite en exemple la pyrale du maïs, dont la souche bivoltine, forte de deux générations, est désormais plus répandue.

La présence de plus d’une génération d’un même insecte favorise également le processus de résistance aux pesticides. «C’est une sélection qui n’est pas naturelle», résume Jean-Philippe Légaré.

Si nous avons deux spécimens sur cent qui survivent à l’application d’un pesticide, les descendants de ces deux spécimens seront porteurs de gènes de résistance. Plus nous avons de générations, plus nous sommes susceptibles de rencontrer de la résistance.

Jean-Philippe Légaré, biologiste et entomologiste

Des parasites qui survivent à l’hiver

Observé principalement dans le sud de la province, le ver-gris occidental du haricot (WWG) profite également du temps doux pour poursuivre sa progression vers l’est. «C’est un cas intéressant lié aux changements climatiques», estime Jean-Philippe Légaré. L’espèce migratrice, qui arrive chaque année des États-Unis, a été détectée pour la première fois au Québec en 2009. «Au cours des dernières années, les chercheurs du CÉROM ont démontré que le VGOH pouvait désormais passer l’hiver ici selon les années et les sites», explique l’entomologiste. .

Sur l’importance de la biosécurité

Afin de limiter la propagation des maladies et des insectes nuisibles, Jean-Philippe Légaré insiste sur l’importance d’agir préventivement sur plusieurs fronts. « La notion de biosécurité à la ferme est une notion extrêmement importante en agriculture et encore plus pour les producteurs biologiques afin de limiter l’introduction de nuisibles à la ferme », insiste-t-il. Parmi les actions à entreprendre : nettoyer les machines avant de les utiliser, surtout si elles proviennent d’une autre ferme, et demander aux invités de nettoyer leurs bottes avant de se rendre aux champs. « Nous veillons par exemple à ce qu’il n’y ait pas de nématode à kystes sur le sol, sur les pneus, car une fois introduit dans les champs de soja, nous ne pouvons plus vraiment le contrôler. débarrassez-vous-en. Nous ne pouvons gérer la situation que du mieux que nous pouvons», illustre-t-il.

Connaître et identifier les ravageurs présents dans nos champs est également essentiel. Jean-Philippe Légaré souligne que les agriculteurs peuvent s’abonner au réseau d’alerte phytosanitaire pour recevoir des newsletters sur l’évolution des ravageurs par région. Grâce à ce réseau, on sait par exemple que les premiers spécimens de pucerons du soja sont arrivés à certains endroits ; informations permettant de mettre en œuvre des actions préventives.

Si la dernière saison estivale a été favorable à la prolifération de maladies fongiques dues à l’humidité, la prochaine saison estivale pourrait apporter davantage d’insectes. « En ce moment, il fait frais et pas très humide, donc je m’attendrais à ce qu’il y ait un peu plus d’insectes que l’année dernière, mais cela pourrait changer dans quelques jours. semaine », prédit l’entomologiste.

 
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