Des chars seront déployés au camp militaire de Beynes… pour le tournage d’un film sur de Gaulle

Des chars seront déployés au camp militaire de Beynes… pour le tournage d’un film sur de Gaulle
Des chars seront déployés au camp militaire de Beynes… pour le tournage d’un film sur de Gaulle

Par Renaud Vilafranca
Publié le

6 24 mai à 6h16

Il n’y aurait pas mis les pieds de son vivant, au cours de sa longue et prestigieuse carrière militaire. Celui qui l’incarnera à l’écran dans un biopic va donc écrire, d’une certaine manière, une page de l’histoire du camp de Frileuse à Beynes (Yvelines). Ce centre de formation de gendarmerie doit accueillir, fin mai 2024, le tournage d’une scène du premier volet d’un diptyque sur la vie de Charles de Gaulle, réalisé par Antonin Baudry à qui l’on doit notamment Le chant du loup.

Il retrace l’histoire du Général entre 1940 et 1945

Ce film, provisoirement intitulé France libre (sans savoir s’il s’agit du nom du premier épisode ou de l’œuvre complète), repose principalement sur le Livre de l’historien britannique Julian T.Jackson : De Gaulle, une certaine idée de la France.

Réalisé par Pathé, il retracera l’ascension du Général dans ses années de résistance entre 1940 et 1945, comme le rapporte le site Internet de TSF. Le personnage central sera interprété par Simon Abkarian, que l’on a vu récemment dans Permis de construire Et Surdosage. Aucune date de sortie n’a été annoncée pour le moment.

Quatre à cinq jours de tournage

Le camp Frileuse accueillera les caméras d’Antonin Baudry lors quatre à cinq jours. La scène en question reconstituera une bataille où de Gaulle, à la tête d’une division blindée, affrontera les panzers de l’armée allemande. Dans un premier temps, la production cherchait une route à privatiser en région parisienne pour tourner cette séquence, avant de se rabattre in extremis sur l’empreinte militaire de 256 hectares.

De nombreux tournages au camp Frileuse

Le camp Frileuse a hébergé jusqu’en 1997 les 5e régiment d’infanterie, avant de devenir un centre d’exercices de la gendarmerie nationale. « Autrefois, des militaires venaient ici à pied depuis l’école Saint-Cyr dans les Yvelines pour s’entraîner à la marche », explique Marcel Chevallier, président du syndicat local des combattants.

En février 2019, sous la neige, on assistait à une simulation de prise d’otage terroriste au camp militaire de Beynes (Yvelines). ©Renaud Vilafranca/Archives

C’est ici qu’on a assisté en 2019 à un exercice de prise d’otages terroriste grandeur nature avec des militaires de la compagnie de Mantes-la-Jolie. Il sert également très régulièrement de décor pour le cinéma. Le mur de l’Atlantique avec Bourvil, Passer de Bertrand Tavernier, J’accuse avec Jean Dujardin, Au revoir là-haut par Albert Dupontel, Les onze vies de l’abbé Pierre avec Benjamin Lavernhe, Anna par Luc Besson, Capitaine Marlot, Visez le cœur… Autant de films et téléfilms tournés en partie dans cette zone militaire que les sociétés de production louent pour l’occasion.

En 2016, le camp militaire de Beynes (Yvelines) y a accueilli le tournage du film Au Revoir. ©Gendarmerie Nationale / Archives

“Il y a effectivement beaucoup de tournages en cours là-bas, on n’en a pas toujours conscience”, commente Yves Revel, le maire. C’est toujours agréable que le cinéma vienne dans notre ville. »

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Beynes décor du film Les Tuche 3

D’autres endroits de la ville sont apparus sur grand écran. La gare par exemple, dans la troisième partie de Tuché, où « Bouzolles » a remplacé Beynes sur les panneaux SNCF. Il a également servi de décor à un autre film historique sur la Seconde Guerre mondiale : Paris brûle-t-il ?, où là aussi des véhicules blindés étaient présents. “L’action du film ne se situait pas spécifiquement à Beynes, mais dans un village traversé par les chars Leclerc remontant vers la capitale”, explique Evelyne Carlu-Lafforgue, présidente de Beynes, histoire et patrimoine.


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