Il n’y a pas d’augmentation du risque de cancer pour les enfants nés de procréation assistée, selon une étude

Les scientifiques s’intéressent depuis plusieurs années aux risques de cancer chez les enfants nés par procréation médicalement assistée, selon une étude que France Inter a pu consulter.

Publié le 05/03/2024 06:17

Mise à jour le 05/03/2024 06:19

Temps de lecture : 1 min

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Un nouveau-né après sa naissance à la maternité d’un hôpital de Paris, le 29 juin 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP)

Il n’y a pas d’augmentation du risque de cancer pour les enfants nés par procréation médicalement assistée (MAP), révèle une étude publiée vendredi 3 mai dans le Journal of the American Medical Association (Jama) et que France Inter a pu consulter. Cette étude a été réalisée par l’Inserm et par le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie.

Les scientifiques étudient depuis plusieurs années les risques de cancer chez les enfants nés par procréation médicalement assistée (PAM). Dans le cadre de cette recherche, ils ont passé au crible le système national des données de santé : 8,5 millions de naissances en France entre 2010 et 2021 passées au peigne fin. Les chercheurs ont d’abord catégorisé les enfants conçus naturellement et ceux conçus par PMA, puis se sont penchés sur la survenue de cancers dans ces deux populations. Ils ont remarqué « une absence d’augmentation globale du risque de cancer si l’on prend tous les cancers »explique Jacqueline Clavel, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm.

Si « une légère augmentation du risque de leucémie pour les enfants nés après une fécondation in vitro » a été observée, cette augmentation « est de l’ordre d’une caisse pour 5 000 naissances, ce qui est peu”, précise Jacqueline Clavel. Ce risque est trop faible pour être réellement confirmé, reconnaît Rosemary Dray Spira, épidémiologiste et directrice adjointe du groupe Epi-phare : « Il est très, très faible donc on ne peut pas, sur la seule base de ces estimations, conclure formellement à l’existence d’un risque. Comme toute approche scientifique, nous avons besoin d’un ensemble d’arguments pour pouvoir affirmer que le risque existe.

Les chercheurs continueront de suivre cette cohorte pour mieux évaluer le risque de cancer à plus long terme. Des études complémentaires seront alors nécessaires pour comprendre les mécanismes du PMA qui pourraient, s’ils étaient confirmés, induire une augmentation du risque de leucémie.

 
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