le projet DiaBioLiq pour mieux détecter les cancers du cerveau – M+ – .

le projet DiaBioLiq pour mieux détecter les cancers du cerveau – M+ – .
le projet DiaBioLiq pour mieux détecter les cancers du cerveau – M+ – .

Détecter les cancers du cerveau sans passer par une biopsie, ce qui est invasif et pas toujours possible sans prendre de risques pour le patient, c’est l’objectif de l’Institut de recherche en hématologie et transplantation (IRHT), qui a lancé un nouveau projet de recherche. recherchez « DiaBioLiq ».

« Nos recherches portent essentiellement sur les cellules souches, notamment celles du sang, explique Antoinette Schackis, présidente de l’Institut de recherche en hématologie et transplantation (IRHT). Nous travaillons sur les maladies du sang (leucémie), des ganglions lymphatiques (lymphome) et plus récemment sur la réparation cardiaque. » Depuis deux ans, l’IRHT travaille sur un nouvel axe de développement, lié aux cancers du cerveau. “À l’heure actuelle, le diagnostic de ce type de cancer est très invasif, puisqu’il nécessite la réalisation d’une biopsie du cerveau, » éclaire Antoinette Schackis. Cette biopsie laisse également très souvent des séquelles mais, par ailleurs, n’est pas toujours réalisable selon la localisation de la tumeur. »

Ponction lombaire et ADN

« DiaBioLiq », pour Diagnostic par Liquid Biopsy, nom du nouveau projet de recherche, consiste à faciliter le diagnostic de ces cancers, à partir d’un échantillon de liquide céphalo-rachidien, prélevé par ponction lombaire. « Dans ce liquide céphalo-rachidien, on récupère l’ADN et on regarde comment il est compacté, pour identifier l’origine du cancer », explique Romain Barbet, chercheur à l’IRHT et porteur du projet DiaBioLiq. Pour ce faire, l’IRHT s’est doté d’un séquenceur à haut débit, permettant de séquencer des gènes. “Il y a quelques années, il fallait un an pour séquencer l’ADN, maintenant cela nous prend quelques jours”confie Rachid Lahlil, chercheur à l’IRHT.

Christophe Schmitt

Analysez 3,7 millions de zones d’ADN

Le projet, doté d’un budget de près de 1,8 million d’euros sur trois ans, financé par l’Union européenne, la région Grand Est, le CEA, m2A et l’IRHT sur fonds propres, n’en est qu’à ses débuts. « Le séquenceur à haut débit nous permet de cartographier 3,7 millions de zones de compaction dans l’ADN, sur des lymphomes cérébraux, des astrocytomes, des glioblastomes, mais aussi des cellules normales, poursuit Romain Barbet. L’objectif est de mettre en évidence les domaines qui permettent d’identifier le type de cancer et de faciliter le travail des médecins et la prise en charge des patients. » Après cette première étape titanesque, le projet DiaBioLiq va se concentrer sur la mise en place d’un outil de diagnostic moins coûteux, comme les tests PCR, utilisés notamment pour détecter le Covid-19. « Ensuite, il faudra valider la méthode auprès d’un grand nombre de patients. Nous espérons pouvoir démarrer les essais cliniques d’ici deux ans »projette le chercheur.

« Nous avons développé des partenariats locaux, notamment avec le GHRMSA, l’UHA, la société Firalis pour la fabrication des kits et la société Noémia pour la gestion des données scientifiques.conclut Antoinette Schackis. Nous sommes dans un écosystème structurant, qui bénéficiera en priorité aux patients, mais qui contribuera également au rayonnement de notre territoire. »

+ informations sur www.irht.fr.
Voir notre vidéo sur l’IRHT :

 
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