La Course du Petit Prince contre les sarcomes

La Course du Petit Prince contre les sarcomes
La Course du Petit Prince contre les sarcomes

A Pessac, en Gironde, la nouvelle édition de la Course du Petit Prince aura lieu le 9 mai, dans la forêt de Bourgailh. L’objectif de cet événement caritatif est de faire avancer la recherche sur les sarcomes, des cancers rares. Ceux-ci représentent en effet 1% des cancers de l’adulte et 15% de l’enfant. Ils se développent dans lesdits tissus mous tels que les muscles, les os, le cartilage, etc.

A l’origine, il y avait un couple : Marie et Jean-François Subilleau. C’est suite au décès de leur fils Corentin des suites d’un sarcome qu’ils créent cette association en 2022. « Le but est de sensibiliser le public à la maladie et de l’informer sur les avancées thérapeutiques », explique le cofondateur. Une marche de 5 et 11 km, un trail de 7 et 15 km pour les adultes et une course de 1 et 2 km pour les enfants sont prévus pour l’occasion. Autour de la course, un village sera également constitué autour de la maladie et du bien-être des malades avec différentes associations.

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Photo Association le Parcours du Petit Prince

RHU Condor

L’intégralité des bénéfices de la Course du Petit Prince sera reversée au programme national RHU Condor engagé dans la recherche sur les sarcomes et lauréat d’un appel à projets de l’Etat, sur la Recherche Hospitalo-Universitaire en santé. Sa durée est de cinq ans. Antoine Italiano, professeur des universités-praticien hospitalier, spécialiste des sarcomes, coordonne ce projet à travers l’Institut Bergonié, à Bordeaux, centre régional de lutte contre le cancer en Nouvelle-Aquitaine.

Par ailleurs, l’intérêt de ce programme s’explique par le fait que « ces cancers, ces sarcomes, se manifestent la plupart du temps sous forme de masse. Ils peuvent être comparés à des kystes ou à des lésions bénignes. Et c’est ce qui rend difficile leur prise en charge par les médecins traitants ou spécialistes, qui connaissent peu cette pathologie. Ils n’ont donc pas le recul nécessaire pour bien gérer ce cancer », explique Marjorie Pouyles, chargée de projet du programme RHU Condor. Le fait que les traitements n’aient pas évolué depuis 1970 rend également la prise en charge de cette maladie difficile.

Un consortium

Ainsi, afin de faire avancer efficacement la recherche, le programme s’appuie sur un consortium de huit partenaires. Ainsi, il existe trois centres de lutte contre le cancer : Léon Bérard à Lyon, Gustave-Roussy à Villejuif et l’Institut Bergonié. Ces établissements coordonnent le réseau français des sarcomes, le réseau NETSARC+. L’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) est également impliqué dans ce projet avec trois sociétés de biotechnologie françaises – Domain Therapeutics, Explycite et Owkin. Chacun a son propre domaine de connaissance. Grâce à ces différents domaines d’expertise, l’idée finale est de pouvoir trouver un traitement efficace pour éviter les rechutes chez les patients au stade métastatique et prolonger leur espérance de vie. Il peut y avoir des solutions possibles notamment avec l’immunothérapie..

Le traitement le plus connu est la chimiothérapie. Cela touchera toutes les cellules du corps. Certains effets secondaires sont connus, comme la chute des cheveux. L’immunothérapie est un processus légèrement plus spécifique. Nous allons introduire un médicament dans le corps du patient. Cette molécule va booster le système immunitaire pour permettre à l’organisme de réagir seul contre le cancer. L’idée est donc justement de comprendre, à l’aide de plusieurs outils, le fonctionnement de ce que l’on appelle le micro-environnement de la tumeur. C’est à dire comment il va réagir dans l’organisme. Et ensuite d’affiner au mieux le traitement, et donc les soins », explique Marjorie Pouyles.

Depuis leur création de la Course du Petit Prince, 75 000 euros ont été récoltés.

 
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