une nouvelle molécule responsable de l’inflammation identifiée – rts.ch

une nouvelle molécule responsable de l’inflammation identifiée – rts.ch
une nouvelle molécule responsable de l’inflammation identifiée – rts.ch

Une nouvelle molécule, responsable du déclenchement de l’inflammation à l’origine des maladies respiratoires allergiques, a été identifiée par des chercheurs français. Cette découverte constitue un nouvel espoir pour les patients souffrant d’allergies graves, notamment d’asthme.

TL1 A est le nom d’une nouvelle molécule qui tapisse les poumons, identifiée par des chercheurs du CNRS, et dont la découverte a été publiée début avril dans la revue américaine Journal de médecine expérimentale.

Cette molécule fait partie d’une famille particulière, les alarmines. Ils agissent comme un signal d’alarme, indiquant qu’il peut être nécessaire de se protéger contre un virus, une pollution, ou encore un pollen. Parfois, la molécule réagit de manière excessive, déclenchant une cascade inflammatoire. Une réaction superflue, car le pollen n’est pas intrinsèquement nocif.

>> Réécoutez également l’épisode de Point J :

Point J – Les pollens sont là, on fait quoi ? / 12h30 / 11 min. / 9 mars 2024

«On connaissait déjà plusieurs alarmines», explique Yannick Müller, médecin au service d’immunologie et d’allergie du CHUV, mercredi dans La Matinale. « Dès que nous identifions une nouvelle alarmine, cela suggère que nous pourrions potentiellement la bloquer dès le début de l’inflammation, mettant ainsi fin à cette escalade inflammatoire. Cela protégerait nos poumons d’une inflammation pathologique.

Grâce à cette découverte, il serait possible de développer un anticorps capable de bloquer l’inflammation. Il s’agirait d’une nouvelle modalité de traitement déjà utilisée chez les personnes souffrant d’asthme sévère qui ne répondent pas aux médicaments.

Image JP Girard pour CP CNRS Presse 300324_site.jpg [CNRS/UT3 PAUL SABATIER – JEAN-PHILIPPE GIRARD – IPBS]

« Cela permet de bloquer directement la réponse immunitaire. Nous disposons de différents types d’anticorps validés pour l’asthme. La découverte d’une nouvelle alarmine ouvre la possibilité de développer un nouvel anticorps – qui n’est pas encore sur le marché – pour bloquer cette inflammation », explique Yannick Müller.

Ces anticorps pourraient être utilisés pour traiter le rhume des foins plus léger, car une intervention précoce est intéressante pour prévenir de futures allergies, selon l’allergologue. Si ce n’est pas encore le cas, c’est à cause des coûts : le traitement aux anticorps coûte environ 15’000 francs par an, indique Yannick Müller.

Alexandra Richard/vajo

 
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