Ambre, noyade sèche, syndrome de Kiss… Ce médecin démonte trois croyances sur la santé des enfants – Édition du soir Ouest-France – .

Surfant sur les angoisses des parents, des théories et des remèdes très approximatifs ou faux, sans aucun fondement scientifique, se répandent pourtant largement. Avec l’aide du docteur Nicolas Winter, l’édition du soir décrypte trois légendes urbaines qui trompent de nombreux parents : le collier d’ambre, la noyade sèche et le syndrome du Kiss.

Nicolas Winter, alias Pour être ou non médecin sur les réseaux sociaux, publiez Le baiser magique existe-t-il ?, d’abord. Dans cet ouvrage, l’urgentiste pédiatrique de Valenciennes (Nord) aborde « Faux médicaments » et démêle la vérité du mensonge sur la santé des jeunes enfants.

Au niveau périnatal, le praticien note « une montée des pseudosciences »ces théories qui « Proposer des explications trop simples pour résoudre les maux de l’enfant qui, souvent, n’ont pas besoin d’être résolus. » Un succès qui surfe sur les angoisses des parents. “C’est très difficile pour eux de se dire qu’on ne fait rien” observe le médecin. Pour L’édition du soiril revient sur trois légendes urbaines démenties par la science.

1. Un collier qui peut tuer

Le collier d’ambre est utilisé pour lutter contre les douleurs dentaires. (Photo d’illustration : Epiximages / Getty Images / iStock)

Constitué de petites sphères d’ambre orange, ce collier est utilisé pour contrer les douleurs liées aux poussées dentaires chez les bébés. « Cela remonte à des traditions anciennes. Dans les temps anciens, on portait des colliers qui ressemblaient à l’objet de la douleur, c’est-à-dire à la dent. Les petites pierres sont censées symboliser cela. explique Nicolas Winter, qui en revanche n’a rien trouvé concernant un éventuel effet analgésique dans la littérature scientifique : « Aujourd’hui, on sait que ce collier n’a aucun effet thérapeutique sur la douleur de l’enfant. »

A l’inverse, l’objet peut même s’avérer dangereux. « Il y a des risques d’étranglement, de rupture des colliers et d’inhalation d’une petite pierre. Cela peut conduire à la mort. Nous sommes dans un rapport bénéfice/risque complètement désavantagé. » note le médecin.

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2. Un mythe persistant sur la noyade

La noyade sèche est un mythe tiré d’un fait divers. (Photo d’illustration : Artush / Getty Images / iStock)

Chaque année, à l’approche de l’été, la noyade sèche fait son grand retour. Cette légende urbaine tire sa Source d’un fait divers : en 2017, au Texas, un enfant est décédé quelques heures après avoir bu la tasse. L’idée selon laquelle inhaler un peu d’eau peut entraîner la mort a postériori puis s’est répandu comme une traînée de poudre sur Internet. « Le démenti porté par l’autopsie était plutôt en faveur d’une origine cardiaque. Cela n’avait rien à voir avec la natation. objets Nicolas Winter. En plus de susciter une inquiétude excessive, la légende aurait pour effet, pour le médecin, de détourner l’attention des parents du véritable danger : la noyade. Il rappelle qu’il est essentiel de surveiller les enfants lorsqu’ils se baignent ou prennent un bain.

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3. Un syndrome fourre-tout

Le syndrome du baiser peut expliquer la plupart des douleurs du bébé. Problème : ce n’est pas certifié par la médecine. (Photo d’illustration : Anastasiia Stiahailo / Getty Images / iStock)

C’est une explication très pratique, puisqu’elle peut être utilisée dans de nombreuses situations. Le syndrome du Kiss doit son nom à un acronyme allemand qui pourrait être traduit par « troubles de symétrie induits par les vertèbres cervicales ». Le « diagnostic » : une subluxation des vertèbres qui provoque une inflammation nerveuse, responsable de divers symptômes et douleurs chez le bébé : coliques, raideur de la nuque, déformation du crâne, etc. “L’objectif de faux médicaments c’est réussir à tromper les parents en imitant quelque chose de scientifique », décrit le praticien. Malgré ce revêtement, cette subluxation « ce n’est jamais prouvé, dans aucune étude scientifique et aucune imagerie ne l’a jamais attesté », insiste le vulgarisateur scientifique. Le syndrome du Kiss peut également conduire à manipuler le cou de l’enfant, une pratique risquée, réservée à des cas très rares et nécessitant une prescription médicale.

 
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