Le film d’Artus « Un p’tit truc en plus » devient le plus gros succès de l’année dans les cinémas français

Le film d’Artus « Un p’tit truc en plus » devient le plus gros succès de l’année dans les cinémas français
Le film d’Artus « Un p’tit truc en plus » devient le plus gros succès de l’année dans les cinémas français

Le raz-de-marée observé depuis le 1er mai s’est poursuivi ces sept derniers jours, avec 1,1 million d’entrées supplémentaires, selon les chiffres publiés mercredi par le CBO Box-Office.

Cette tendre comédie, qui vise à rire avec les personnes handicapées et non à leurs dépens, devance la super-production de Denis Villeneuve (4,1 millions d’entrées) et la suite des aventures de Po dans “Kung Fu Panda 4” (2,3 millions) au sommet. du box-office 2024.

Autre exploit, elle talonne désormais “Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu” de Guillaume Canet, plus gros succès français en salles depuis la crise sanitaire, qui a attiré 4,6 millions de spectateurs en 2023 avec un budget bien supérieur.

De quoi prolonger le « rêve éveillé » d’Artus et sa bande, une semaine après leur montée au Festival de Cannes pour ce film, qui a d’emblée créé la surprise en signant le meilleur début d’année, porté par sa performance dans la région et un lancement opportun un jour férié.

Père et fils à l’écran, Clovis Cornillac et Artus incarnent deux petits voyous qui se cachent au milieu d’une colonie de vacances pour jeunes handicapés mentaux, afin d’échapper à la police. Artus se pose en pensionnaire et Clovis Cornillac en son éducateur spécialisé.

Une dizaine d’acteurs amateurs handicapés répondent au casting de professionnels, complété entre autres par Alice Belaïdi, apportant ce « petit plus » qui avait pourtant rebuté certains producteurs prudents, selon Artus.

Ses scores au box-office sonnent comme une revanche pour cette figure de l’humour – de son vrai nom Victor-Artus Solaro -, qui ne pouvait rêver mieux pour son tout premier long métrage derrière la caméra, à 36 ans.

Petite pierre”

“Dans cette époque un peu anxiogène, c’est un film qui fait du bien” et qui permet de découvrir “une population qu’on ne voit pas souvent”, a déclaré le réalisateur pour expliquer cette ruée vers les salles de cinéma.

Son succès rappelle celui du drame « Le Huitième jour » (1996), porté par Daniel Auteuil et l’acteur trisomique Pascal Duquenne, et s’inscrit dans la lignée du succès d’« Intouchables » (2011), avec Omar Sy et François Cluzet, et « La famille Bélier » (2014), avec la chanteuse Louane.

Les associations œuvrant en faveur des personnes handicapées ont également salué cette comédie, estimant qu’elle représente une petite « pierre » bienvenue pour tenter d’améliorer la situation des principaux concernés.

En marge du Festival de Cannes, des personnalités du cinéma (Léa Drucker, Alexandra Lamy et Eric Toledano et Olivier Nakache) ont signé une tribune, sur le site Libération, pour une « réforme du statut des intermittents du spectacle, envers les artistes handicapés ». » au cinéma et à la télévision.

Mais le chemin vers l’intégration reste encore long. Pour monter les marches, Artus a dû porter un de ses acteurs, Sofian Ribes, qui utilise un fauteuil roulant.

“Ce n’est plus acceptable de voir ce genre d’images, c’est une atteinte à la dignité de la personne, de devoir être portée au sommet”, a ensuite commenté le ministre délégué aux Personnes. handicapée, Fadila Khattabi, dans le journal Nice-Matin.

« L’année prochaine, les marches devront être accessibles aux personnes handicapées. Ce n’est pas à eux de s’adapter à la société, c’est à la société dans son ensemble de s’adapter à eux”, avait-elle insisté.

 
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