Audi, filiale de Volkswagen, envisage de fermer son usine de Bruxelles – .

Audi, filiale de Volkswagen, envisage de fermer son usine de Bruxelles – .
Audi, filiale de Volkswagen, envisage de fermer son usine de Bruxelles – .

Le faible appétit pour les véhicules électriques haut de gamme cause un sérieux revers à Volkswagen. Audi, filiale du constructeur allemand, a indiqué qu’elle envisageait « arrêt prématuré de la production ” de ses modèles SUV Q8 e-tron dans l’usine, qui emploie environ 3 000 personnes.

Volkswagen – dont les 10 marques incluent également Porsche, Seat et Skoda – a déclaré que la fermeture de l’usine de Bruxelles, ou la recherche d’autres options et d’autres dépenses imprévues, aurait un impact de 2,6 milliards d’euros (2,8 milliards de dollars) sur l’exercice 2024. Le géant automobile a donc abaissé sa prévision de bénéfice d’exploitation pour cette année à 6,5-7,0%, contre 7,0-7,5% auparavant.

Audi citée « défis structurels de longue date ” sur le site de Bruxelles, avec notamment un aménagement des installations difficilement modifiable et des coûts logistiques élevés. Une consultation sera menée sur les prochaines étapes.

Une cessation des activités du site de Bruxelles n’est pas exclue

La direction d’Audi discute de « solutions pour le site » de Bruxelles, qui « pourrait également inclure une cessation des activités si aucune alternative n’est trouvée “, a ajouté le constructeur dans un communiqué.

« L’annonce de l’intention ne signifie pas qu’une décision a été prise », a déclaré Volker Germann, PDG d’Audi Brussels.

Mais cette nouvelle a été mal accueillie par les salariés. Les représentants du personnel d’Audi ” demander des perspectives à long terme pour l’usine et nos collègues à Bruxelles « , a déclaré Rita Beck, porte-parole du comité Audi au sein du comité d’entreprise européen du groupe VW. La direction d’Audi doit assumer la responsabilité du site ” elle a ajouté.

Au premier trimestre de cette année, Volkswagen a signalé une baisse de plus de 20 % de ses bénéfices en raison d’une baisse des livraisons de modèles plus chers, notamment des Audi.

En Europe, les ventes de véhicules électriques stagnent depuis fin 2023

Après avoir investi massivement dans les véhicules électriques ces dernières années, les constructeurs automobiles ont été durement touchés par le ralentissement de la demande pour le secteur et n’accéléreront pas leur orientation électrique avant quelques mois, selon une analyse du groupe de réflexion Transport & Environment (T&E) publiée en mai.

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« Jusqu’en 2025, ils chercheront à maximiser leurs profits en favorisant les moteurs à combustion et en retardant les investissements dans la production de véhicules électriques. », selon T&E.

Et en 2025, pour respecter les normes d’émissions, les constructeurs devront augmenter significativement la part de véhicules électriques vendus et atteindre une moyenne de 21% de parts de marché sur l’année en Europe, selon les calculs du think tank. Ainsi, en mai, selon les chiffres des constructeurs, les ventes de voitures hybrides neuves ont continué à augmenter en Europe au détriment des voitures électriques avec un recul de 12% sur un an. Leur part de marché est bloquée à 12,5% en mai, alors qu’elle avait atteint 14,6% sur l’ensemble de l’année 2023.

Sur les principaux marchés, les ventes d’électriques n’ont augmenté qu’en France et en Belgique, et ont continué de baisser en Allemagne, où les bonus à l’achat ont été supprimés fin 2023. Les ventes du leader du secteur, Tesla, ont chuté de 10,2% sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2023, avec 92 000 immatriculations. Alors que l’UE prévoit d’interdire la vente de voitures à moteur à combustion d’ici 2035, les ventes de voitures électriques stagnent depuis fin 2023, notamment en raison du manque de modèles abordables.

Volkswagen revient au Mondial de l’Automobile de Paris

Le Mondial de l’automobile de Paris, prévu du 14 au 20 octobre au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, va gagner de nombreux constructeurs en 2024. Plusieurs marques feront leur retour sur le salon : Skoda et Audi (groupe Volkswagen), Mini (BMW), Ford et Kia. Le salon disposera de 50% d’espace en plus et devrait attirer 500 000 visiteurs, contre 400 000 en 2022.

Groupe le plus présent lors de la précédente édition, Renault sera une nouvelle fois au grand complet avec un immense stand présentant sa R5 électrique, et d’autres pour ses marques Dacia, Alpine et Mobilize. Stellantis renforcera sa présence avec, en plus de Peugeot et Citroën, Alfa Romeo et une quatrième marque. Cadillac, qui tente un retour en Europe avec des SUV électriques de luxe, sera également présent.

Du côté des constructeurs chinois, en pleine offensive européenne et omniprésent en 2022, le géant BYD sera accompagné par Xpeng, Seres, GAC, mais aussi les nouveaux venus Forthing (groupe Dongfeng), Skyworth (filiale d’un groupe d’électronique) et les utilitaires Maxus. Les leaders mondiaux Toyota, Hyundai et Mercedes ne participeront pas à Paris. Tesla et MG n’ont pas encore confirmé.

(Avec AFP)

 
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