le secteur toujours en souffrance – .

le secteur toujours en souffrance – .
le secteur toujours en souffrance – .

Les professionnels de la location de voitures pansent encore les plaies profondes de la crise sanitaire du Covid-19. L’introduction de nouvelles spécifications, une offre abondante et une demande qui n’est pas encore là continuent d’exacerber les professionnels du secteur. Une véritable reprise ne sera possible que dans quelques années, disent-ils.

Avec des arrivées touristiques toujours en hausse, le secteur de la location de voitures devrait en bénéficier indirectement. Toutefois, le secteur traverse toujours une crise majeure, selon les professionnels du secteur. « Aujourd’hui, nous ne sentons ni ne prévoyons de reprise », affirme Tarik Dbilij, président de la Fédération des sociétés de location de voitures sans chauffeur au Maroc (FLASCAM).

Période estivale reportée
Plusieurs raisons expliquent le scepticisme du président de la FLASCAM. D’abord, la saison estivale a été « décalée » et donc « compromise », notamment en raison des retards dans les examens des élèves, qui ne se termineront qu’à la mi-juillet. Ensuite, « le premier pays émetteur, la France, a organisé des élections anticipées ».

« Cela veut dire que les touristes viendront plus tard cette année, et ne commenceront à planifier leurs vacances qu’après le deuxième tour. » Fouad Meliani, président du Syndicat national des employeurs des loueurs de voitures (SPNL), partage le même constat, affirmant que la demande ne devrait pas être là avant la mi-juillet.

Selon ce dernier, « l’été démarre doucement, il y a eu certes un pic, grâce à la période de l’Aid Al Kébir, mais il a baissé juste après ». Plusieurs agences de location ont été créées peu avant la sortie du nouveau cahier des charges, le 15 avril 2024, indique le président de la FLASCAM, soulignant qu’en 2023 seulement, 1.800 sociétés de location de voitures ont été créées.

Ce qui est « énorme », selon le président. La même année, les sociétés de location de voitures ont acheté 48.000 voitures, alors qu’en 2019, année de référence, elles n’avaient acheté que 37.000 véhicules, poursuit-il. Ainsi, le marché marocain compte désormais pas moins de 11.600 sociétés de location de voitures et 160.000 véhicules à louer, précise-t-il. Cette offre dépasse la demande actuelle, selon le président de la FLASCAM.

Des conséquences très graves
Les marchés les plus importants restent Marrakech, Tanger, Casablanca et Agadir. Dans ces villes, nos deux professionnels s’attendent à un « bon » mois d’août, mais avec de « sérieux problèmes » pour les mois suivants. En effet, selon Fouad Meliani, « les nouvelles spécifications ont fait sombrer le marché » et pour « maintenir l’équilibre, il faudra plusieurs années ».

« Nous pensions qu’après deux ans de concertation avec le ministère de tutelle, nos recommandations seraient prises en compte, mais le ministère semble adhérer à cette hémorragie de création. Nous respectons cet avis, mais nous ne pensons pas qu’il sera bénéfique pour le secteur », déplore Tarik Dbilij.

A cela s’ajoute l’augmentation des prix des voitures neuves chez les concessionnaires. « Les petites gammes, qui sont les plus demandées, ont vu leurs prix augmenter de 20 000 à 50 000 dirhams pour certaines, passant de 150 000 à plus de 190 000 DH. Et on essaie de maintenir les mêmes prix pour ces gammes autour de 300 à 350 dirhams, mais ce n’est pas viable », confie le président de la SPNL.

Échapper aux nouvelles exigences

Le ministère du Transport et de la Logistique avait prévu un délai de deux mois entre l’annonce de l’entrée en vigueur et la mise en œuvre effective des nouvelles exigences. Si ce sursis avait été accordé aux professionnels pour se préparer adéquatement à ces nouvelles exigences, il a finalement donné l’opportunité aux nouveaux acteurs de créer des sociétés et d’acheter des voitures en gros afin d’éviter d’être confrontés aux nouvelles mesures, confie Tarik Dbilij, président de FLASCAM. Le nouveau cahier des charges impose aux entreprises de posséder un minimum de sept véhicules, au lieu de cinq auparavant.

Par ailleurs, le niveau managérial des dirigeants a été relevé. Il est désormais exigé d’avoir au moins un diplôme de technicien spécialisé ou un diplôme universitaire équivalent. A défaut, le niveau baccalauréat, combiné à deux années d’expérience dans le secteur, justifiées par une attestation de la CNSS, sera accepté. Quant à la capacité financière, les entreprises doivent disposer d’un capital de 500.000 dirhams ou posséder les sept véhicules requis.

Faiza Rhoul / ECO Inspirations

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV PwC nomme un nouveau responsable pour la Chine dans un contexte de surveillance réglementaire – .
NEXT Bill Hwang, ancien directeur du fonds Archegos, reconnu coupable de fraude – .