Communiqué de presse n°24/232 – .

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Le Conseil d’administration du FMI approuve un financement de 337 millions de dollars au titre de la facilité élargie de crédit et de 321 millions de dollars au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité en faveur de la République de Madagascar

21 juin 2024

  • Le Conseil d’administration du FMI a approuvé aujourd’hui un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 337 millions de dollars américains pour Madagascar, en plus d’un accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) d’un montant de 321 dollars américains.
  • Les programmes soutenus par le FEC et le FRD s’alignent sur les objectifs des autorités mis en avant dans la nouvelle Politique Générale de l’État (PGE) adoptée début 2024 et visent à accroître la résilience économique de Madagascar et à promouvoir une croissance inclusive à long terme.
  • L’accord FRD soutiendra les réformes visant à renforcer l’adaptation au changement climatique et la résilience aux catastrophes naturelles, soutiendra les efforts d’atténuation du changement climatique, améliorera la protection des écosystèmes et créera des conditions propices aux investissements verts du secteur privé.

Washington DC: Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un accord de 36 mois au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 256,62 millions de DTS (environ 337 millions de dollars). ) avec Madagascar. Le Conseil d’administration a également approuvé un accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FSR) d’un montant de 244,4 millions de DTS (environ 321 millions de dollars). En outre, le Conseil d’administration a pris note de l’annulation par Madagascar de l’accord FEC d’une durée de 40 mois qui a été approuvé le 29 mars 2021. Le programme soutenu par la FEC fournira une assistance essentielle pour accroître la résilience économique de Madagascar en ancrant la viabilité budgétaire, en renforçant la gouvernance, en consolidant les politiques monétaires et financières. la stabilité financière et l’avancement des réformes pour soutenir l’industrialisation et le développement du capital humain. L’accord FRD vise à répondre aux vulnérabilités climatiques grâce à la mise en œuvre de politiques climatiques appropriées.

Cette décision permet un décaissement immédiat équivalent à 36,66 millions de DTS (environ 48 millions de dollars) au titre de la FEC.

La croissance de Madagascar est tombée à 3,8 pour cent en 2023, tandis que les pressions inflationnistes se sont atténuées. La faible mobilisation des recettes et les pertes de la JIRAMA ont continué de peser sur le solde budgétaire. Le déficit du compte courant s’est réduit, principalement en raison d’une baisse des importations et d’un ralentissement de l’activité économique.

Les autorités se sont engagées à stabiliser la dette en dessous de 60 % du PIB et à réduire le déficit primaire à environ 3 % du PIB sur la durée du programme. Ils entendent prendre des mesures en matière de recettes et réduire les transferts vers le secteur énergétique, notamment en supprimant progressivement les subventions aux carburants. Ces efforts devraient contribuer à créer un espace budgétaire permettant d’investir dans le capital humain et physique. Les autorités sont également déterminées à renforcer la gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption, à poursuivre la mise en œuvre du cadre opérationnel de politique monétaire ciblant le taux d’intérêt et à renforcer la résilience, notamment à travers des filets de sécurité sociale plus solides.

Les perspectives de croissance à moyen terme semblent favorables, renforcées par les réformes soutenues par le FRD et la FEC, notamment les programmes gouvernementaux visant à stimuler la productivité agricole, à accroître l’accès à l’électricité et à améliorer les infrastructures routières. Les risques qui pèsent sur les perspectives sont orientés à la baisse, dans un contexte mondial incertain. Madagascar reste également vulnérable aux chocs climatiques.

A l’issue des débats du Conseil d’Administration, Mme Antoinette Sayeh, Directrice Générale Adjointe et Présidente par intérim a fait la déclaration suivante :

Madagascar continue de faire face à des défis, avec un ralentissement de la croissance économique dans un contexte de faibles performances budgétaires et de progrès progressifs en matière de réformes. À l’avenir, le changement climatique présente des risques importants pour l’économie malgache. Les nouveaux arrangements au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FSR) soutiendront le programme des autorités axé sur le renforcement du capital humain, l’accélération du développement économique et l’amélioration de la gouvernance.

Les autorités mettent en œuvre des mesures visant à créer un espace budgétaire pour les dépenses et investissements sociaux indispensables. Il s’agit notamment d’efforts de mobilisation des recettes à moyen terme par le biais de mesures de politique fiscale et d’administration des recettes. La mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants et l’élaboration d’un plan de relance de la JIRAMA devraient permettre de réduire progressivement les transferts gouvernementaux vers le secteur énergétique. Ces efforts devraient contribuer à stabiliser la dette publique en dessous de 60 % du PIB à moyen terme.

Les autorités préparent une nouvelle stratégie anti-corruption qui, combinée à un diagnostic de gouvernance du FMI, soutiendra de nouveaux efforts pour lutter contre la corruption, promouvoir la transparence et améliorer la gouvernance. Ils travaillent également à la mise en œuvre d’un nouveau cadre opérationnel pour la politique monétaire, axé sur le renforcement de la gestion des liquidités et de la communication de la banque centrale.

Relever les défis du changement climatique sera essentiel pour la résilience macroéconomique à moyen terme de Madagascar. Les réformes soutenues par le FRD devraient renforcer la gouvernance climatique et intégrer le climat dans les processus de finances publiques et de gestion des investissements, renforcer l’adaptation au changement climatique et la résilience aux catastrophes naturelles, et freiner la croissance des émissions de carbone. à effet de serre, renforcer la protection des forêts et de la biodiversité et mobiliser le financement climatique. Les autorités devraient tirer pleinement parti du soutien apporté par le Fonds et la Banque mondiale à travers le Cadre de coopération renforcé pour l’action climatique, ainsi que d’autres partenaires de développement pour catalyser le financement privé pour le climat.

Principaux indicateurs économiques, 2021-2025

2021

2022

2023

2024

2025

Est.

Projet.

(Taux de croissance en pourcentage)

Produit intérieur brut et prix

PIB à prix constants

5.7

4.0

3.8

4.5

4.6

Déflateur du PIB

6.6

6.9

8.7

6.9

7.6

Indice des prix à la consommation (fin de période)

6.2

10.8

7.5

7.8

7.5

Argent et crédit

Masse monétaire (M3)

12.2

13.8

8.6

12.3

12.1

(Pourcentage de croissance de M3 en début de période)

Avoirs extérieurs nets

1.0

0,8

18.2

5.7

2.5

Avoirs intérieurs nets

11.2

13,0

-9,7

6.7

9.6

dont: Crédit au secteur privé

11.1

9.8

0,7

6.3

6.3

(En pourcentage du PIB)

Finances publiques

Recettes budgétaires (hors dons)

10.3

9.6

11.4

11.2

11.2

dont: Les recettes fiscales

9.9

9.4

11.1

10.8

10.9

Des dons

0,7

1.3

2.3

1.8

0,6

Dépenses totales

13.7

16,5

17.9

16.7

15.7

Dépenses courantes

8.4

11.0

10.9

10.3

9.7

Dépenses en capital

5.3

5.5

7.0

6.4

6.0

Solde global (base engagement)

-2,8

-5,5

-4.3

-3,8

-3,8

Solde primaire intérieur1

-0,1

-1,8

-0,4

0,2

0,7

…Solde primaire

-2.2

-5.0

-3,6

-2,9

-2,9

Financement total

3.2

4.7

4.2

4.1

4.1

Financement externe (net)

2.3

2.5

3.0

3.2

3.4

Financement intérieur

0,8

2.3

1.2

1.0

0,7

Écart de financement

0,0

0,0

-0,1

0,0

0,0

Épargne et investissement

La formation brute de capital fixe

23.2

20,8

21.6

22.3

21.3

Épargne nationale intérieure

10.2

15.4

17.1

17.7

16,5

Secteur extérieur

Exportations de marchandises, FOB

18.6

23.3

19.6

16.3

18,8

Importations de marchandises, CAF

28,7

34.2

28.2

25.3

28.2

Solde du compte courant (hors dons)

-5,5

-6,7

-6,8

-6.4

-5.4

Solde du compte courant (dons inclus)

-4,9

-5.4

-4,5

-4,6

-4,8

Dette publique

51,9

53,9

55,6

53.4

52,9

Dette publique extérieure

34.3

36,5

35,7

34,8

36,5

Dette publique intérieure

17.7

17.4

19.9

18.6

16.4

(Unités comme indiqué)

Réserves officielles brutes (en millions de DTS)

1 630

1 601

1 972

2 130

2 250

En mois d’importations de biens et services

5.8

4.2

5.7

6.3

5.8

PIB par habitant (dollars américains)

517

523

530

563

577

Sources : autorités malgaches et estimations et prévisions des services du FMI.

1 Solde primaire hors investissements avec financement extérieur et dons.

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: Tatiana Mossot

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100E-MAIL: [email protected]

 
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