Les professionnels de l’informatique inquiets après l’annonce du déménagement de leur activité à Sochaux

Les professionnels de l’informatique inquiets après l’annonce du déménagement de leur activité à Sochaux
Les professionnels de l’informatique inquiets après l’annonce du déménagement de leur activité à Sochaux

Le 25 avril, les salariés du site Stellantis de Bessoncourt ont appris avec surprise que la quasi-totalité des activités allait être transférée vers l’établissement de Sochaux. « Il y a quelques semaines, on nous disait face à face que ce ne serait pas le cas », déplore un délégué syndical. «C’est un coup dur pour le moral», confirme Nicolas Guéritaine, délégué syndical CFE CGC. Certains travaillent sur le chantier depuis 35 ans et l’annonce a été brutale, en pleine période de vacances. »

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Le projet est d’autant plus difficile à comprendre pour les salariés qu’il y a cinq ans, certains ont été transférés de Sochaux à Bessoncourt. « Nous nous sentons comme des pions pour la direction. »

La peur de l’externalisation

Ils sont actuellement 330 à Bessoncourt et seulement 15 d’entre eux ne poseront pas leurs valises au 1er janvier. Il s’agit du service data center, externalisé à Kyndryl en novembre dernier et qui restera sur place. Chez les syndicats, plus que le déménagement, c’est une crainte pour l’avenir du service informatique qui se fait sentir. « Les budgets diminuent constamment, nous externalisons et tout cela crée un climat très anxiogène », poursuit Nicolas Gueritaine. “On se rend compte qu’il y a une volonté d’éliminer le personnel français”, affirme Sophie Deville, de la CFDT. Lorsqu’une personne quitte le groupe, elle est remplacée par un salarié d’une entreprise externe. Des entreprises généralement low cost dans des pays comme l’Inde où les salaires sont dérisoires. Notre combat est aussi de maintenir les emplois et les compétences ici en France. »

Fuite des compétences et perte de souveraineté

Dans ces départements, la direction de Stellantis met en œuvre différents plans de départs volontaires et de ruptures conventionnelles collectives. « La direction précise que les départs ne sont pas forcément une mauvaise idée. La peur peut prendre le dessus et c’est comme ça qu’on fait indirectement partir les collègues», explique Bilal Benchaa, délégué CFDT à Sochaux. « Les gens qui partent sont là depuis des années », rappelle Nicolas Guéritaine. Il y a un vrai risque industriel, avec cette fuite de compétences, de ne plus rien contrôler. »

Une autre crainte concerne le projet de migration vers le cloud. Une expertise a été demandée par les syndicats à ce sujet, et les résultats ne les rassurent pas. « Avec les GAFAM qui stockeront nos données, le rapport de force va s’inverser », dénonce la CFDT. Il est peu probable qu’une réduction des coûts soit réalisée. Stellantis investit moins que ses concurrents dans l’informatique même si c’est un défi pour l’avenir. Il existe également un risque de perte de souveraineté sur le stockage des données. »

 
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