Naf Naf racheté par le groupe turc Migiboy Tekstil, qui conservera 90% des salariés

Naf Naf racheté par le groupe turc Migiboy Tekstil, qui conservera 90% des salariés
Naf Naf racheté par le groupe turc Migiboy Tekstil, qui conservera 90% des salariés

Le repreneur a proposé 1,5 million d’euros pour reprendre la marque, en redressement judiciaire depuis septembre dernier.

La marque de prêt-à-porter féminin Naf Naf, en redressement judiciaire depuis septembre dernier, a été rachetée mardi par une entreprise turque de fabrication de tissus, ce qui sauve près de 90% des emplois, selon une décision de justice consultée par l’AFP. La société Migiboy Tekstil a proposé plus de 1,5 million d’euros pour reprendre Naf Naf et s’est engagée à sauvegarder l’emploi de 521 personnes et à entretenir 100 magasins en propre. Cette entreprise turque emploie environ 750 personnes, peut-on lire sur son site.

En mai dernier, la direction de Naf Naf a déclaré que l’offre de Migiboy Tekstil démontrait une « une réelle envie de reprendre l’entreprise ». Lourdement endettée en raison notamment de loyers impayés pendant la pandémie de Covid-19, Naf Naf a été placée en redressement judiciaire en septembre 2023. Dans la décision de mardi, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) rappelle également que l’entreprise a souffert de“une baisse de fréquentation dans les zones de chalandise” et l’effet « l’inflation et la hausse du coût des matières premières ».

Reprise judiciaire en mai 2020

Lancée en 1973 par deux frères, Gérard et Patrick Pariente, Naf Naf avait déjà été placée en redressement judiciaire en mai 2020. L’entreprise avait ensuite été reprise par le groupe franco-turc SY International, qui emploie plus de 1.000 personnes dans le monde. , et avait déjà acquis la marque Sinéquanone en 2019. En octobre 2023, Naf Naf employait 682 salariés en France, possédait 125 magasins en France et 69 magasins affiliés, selon la décision de justice.

Les premières suppressions d’emplois et fermetures de magasins ont eu lieu suite à l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire en septembre 2023. Mais “compte tenu des résultats de la période d’observation, la présentation d’un plan de dépollution s’est révélée compromise” et les administrateurs judiciaires ont alors lancé un appel d’offres pour reprendre l’entreprise en avril, explique la décision.

Camaïeu, Kookaï, Gap France, Don’t Call me Jennyfer, André, San Marina, Minelli, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, DPAM, Sergent Major, Princesse Tam Tam, Kaporal, IKKS… Le prêt-à-porter traverse une violente crise depuis plus d’un an. Elle a été fatale à certaines marques, qui ont été liquidées, comme Camaïeu en septembre 2022, avec le licenciement de 2 100 salariés qui a fortement marqué les esprits. Certaines entreprises ont réduit leurs effectifs et fermé des magasins, comme Pimkie. D’autres avaient été placés en redressement judiciaire, comme Naf Naf ou Kaporal. Outre Camaïeu, la liquidation a été prononcée pour San Marina ou plus récemment pour Burton of London.

Ces enseignes connues des centres-villes français ont subi un cocktail explosif : pandémie, inflation, hausse des prix de l’énergie, des matières premières, des loyers et des salaires, ou encore concurrence de l’occasion et du “mode rapide”. Selon l’Institut français de la mode (IFM), le volume des ventes du secteur de la mode a chuté de 4 % en 2023.

 
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