La SNCF dynamise son offre low-cost en renforçant Ouigo

La SNCF dynamise son offre low-cost en renforçant Ouigo
La SNCF dynamise son offre low-cost en renforçant Ouigo

La SNCF a annoncé ce vendredi 14 juin 2024 son intention de développer son offre Ouigo en passant de 38 à 50 trains d’ici 2027, offrant ainsi huit millions de places supplémentaires par an, tout en renouvelant le design de ses trains.

«C’est un véritable tournant dans la grande vitesse française»a souligné le patron de TGV-Intercités chez SNCF Voyageurs, Alain Krakovitch, lors d’une conférence de presse organisée à La Défense.

Plus de correspondances, plus de trains

« Notre défi est d’attirer 33 millions de clients par an, soit 30 % de plus qu’en 2023 » en proposant plus de correspondances avec plus de trains, a-t-il ajouté.

Dès fin 2025, Ouigo proposera une nouvelle destination à Hendaye pour desservir le Pays Basque via les gares de Bordeaux, Dax, Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz.

Une nouvelle liaison entre Paris et Lille est également à l’étude, ainsi que des trajets entre gares de province, mais SNCF Voyageurs n’a pas souhaité en dire plus à ce sujet. L’offre sera également renforcée entre Paris et Rennes ainsi que Paris et Bordeaux, avec un aller-retour supplémentaire par jour.

Tous ces projets amènent Ouigo à se développer, puisqu’en 2027, ce service low-cost qui propose des billets moins chers mais non échangeables ni remboursables desservira environ 75 stations contre 60 aujourd’hui.

Ouigo prendra donc plus de place par rapport aux TGV classiques, appelés Inoui, et devrait représenter 30 % de l’offre de grande vitesse en 2030, contre 20 % aujourd’hui.

«Ouigo est une réussite incroyable», a tenu à souligner Alain Krakovitch. Selon une étude réalisée par la SNCF, la moitié des clients Ouigo n’auraient pas pris le train sans cette offre moins chère que le TGV classique – soit pour privilégier la voiture, soit pour ne pas voyager du tout.

Rénovation des rames Ouigo

Cette montée en puissance, qui est aussi une réponse à l’explosion de la demande à laquelle la SNCF peine à répondre, s’accompagnera d’une rénovation complète des rames Ouigo, dotées d’un nouveau design.

Les sièges seront entièrement renouvelés, des prises individuelles seront installées sur chaque siège et il y aura jusqu’à 16 crochets pour vélos dans chaque train.

Autre nouveauté, deux voitures seront dédiées uniquement à la détente. Appelés « espace détente », ils devraient permettre aux voyageurs de se dégourdir les jambes dans ces trains sans wagon-bar.

Si la SNCF pousse ce modèle low-cost, c’est parce que«Il y a une demande pour des trains à un prix très raisonnable», a rappelé M. Krakovich.

Cette offre, lancée en 2013, est désormais « une réussite économique » pour la SNCF, avec un taux d’occupation supérieur à 90 %. Même la formule classique du train Ouigo, encore moins chère et avec d’anciens trains Corail qui n’empruntent pas les lignes à grande vitesse, connaît un grand succès avec 3 millions de clients en 2023.

Selon la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), le prix moyen d’un ticket Ouigo est passé de 23 à 31 euros entre 2018 et 2022. Mais les prix n’ont pas augmenté depuis deux ans, selon Alain Krakovitch, qui rappelle que la moitié des Les voyageurs Ouigo paient moins de 30 euros leur billet.

 
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