Voici combien coûtait un panier d’épicerie au Québec dans les années 1960

La cuisine québécoise transformée dans les années 1960, alimentée par le plaisir de découvrir les saveurs du monde et le désir de préserver bien vivante la cuisine traditionnelle.

Le coût du panier d’épicerie

« En 1962, le panier alimentaire contenant la nourriture nécessaire à une famille de quatre personnes pendant une semaine valait environ 25 $. Cela aurait valu 10 $ en 1935-1939 et 20 $ en 1948-1950 », selon une publication du ministère canadien de l’Agriculture de 1963 intitulée Prix ​​​​des denrées alimentaires – Revenu ».

Le lait coûte 0,23 $ le litre, les œufs 0,60 $ la douzaine, le pain 0,15 $ la livre et la farine 2 $ pour 25 livres. Une publicité Steinberg de 1968 annonce une livre de biscuits Dare pour 0,49 $, du poulet frais pour 0,35 $ la livre, de la soupe aux tomates condensée Campbell’s (boîte de 10 oz) pour 8 à 1 $ et une laitue iceberg pour 0,19 $.

Cuisine de toutes origines

Les nombreux livres de recettes et segments culinaires des émissions de télévision féminines, dont les collaborations de Jehane Benoît, qui a publié leEncyclopédie de la cuisine canadienne, et ceux de Germaine Gloutnez, font saliver les Québécois grâce à la diversification des plats et des techniques.

Photo d’archive

Immigrants d’origine italienne, chinoise, juive, grecque, française, etc. venus s’établir au Québec partagent déjà leur cuisine en invitant la population dans leurs restaurants. Par exemple, la pizza, apparue à la fin des années 1950, est devenue très populaire dans les années 1960, dans les restaurants ou surgelée.

Alors qu’on assiste à une « ouverture sur le monde par la télévision et l’immigration », on a peur de perdre nos traditions et il y a un mouvement d’intérêt pour la cuisine québécoise. C’est à cette époque que sont publiés les premiers livres de recettes régionales, pour ne pas perdre nos racines, nos recettes traditionnelles », selon l’historien de la cuisine familiale Michel Lambert.

L’éveil à la cuisine du monde s’est accéléré lors d’Expo 67, alors que les visiteurs ont découvert saucisses et choucroutes, brochettes grecques, gaufres, falafels, viandes de bison et de cheval, fromages au lait cru, vins et spiritueux du monde entier, cuisine tandoori indienne, poissons du Japon, crus jambon des Grisons, viande de béluga servie au pavillon du Canada, bo bo polynésien, etc.


Photo Adobe Stock

La table quotidienne en transformation

Les chefs et maîtres d’hôtel européens installés au Québec à la suite de l’Exposition universelle ont révélé les secrets de la fine cuisine française. Certains enseignent à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), « qui est justement né pour combler ce manque de compétences et de main-d’œuvre qualifiée en restauration au Québec à cette époque », affirme François Pageau, professeur à l’ITHQ.

«Et comme depuis toujours, ce qu’on mange à la maison a d’abord été offert au restaurant, les gens veulent non seulement reproduire les plats, mais aussi la présentation et le service», explique M. Pageau.

Les épiceries Steinberg commencent à vendre des aliments exotiques, explique M. Lambert, afin de concocter des plats internationaux à la maison, tout en préservant une touche québécoise.

Les cuisines familiales s’organisent. Les électroménagers et les rangements sont regroupés sous un comptoir. En 1967, la société Amana commercialise un micro-ondes à usage domestique, parfait pour chauffer un dîner télé.

 
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